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La Santé émet des directives pour les soins médicaux des terroristes de Gaza détenus

Après la mort de plusieurs Palestiniens dans un hôpital de Tsahal, le gouvernement donne des instructions claires sur les soins à apporter aux "combattants illégaux"

Des terroristes du Hamas se rendant aux troupes de l’armée israélienne, à l'hôpital Kamal Adwan au nord de Gaza, sur une image diffusée le 14 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Des terroristes du Hamas se rendant aux troupes de l’armée israélienne, à l'hôpital Kamal Adwan au nord de Gaza, sur une image diffusée le 14 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Le ministère de la Santé a publié cette semaine des protocoles régissant les soins médicaux à apporter aux terroristes arrêtés à Gaza depuis le 7 octobre et envoyés ensuite en détention en Israël.

La directive du ministère a été publiée mardi, le jour même où Tsahal a annoncé qu’il enquêtait sur la mort de plusieurs détenus arrêtés au cours d’opérations militaires dans la bande de Gaza lors de combats avec des terroristes du Hamas. Plusieurs d’entre eux étaient détenus à la base de Tsahal à Sde Teiman, près de Beer Sheva.

Des centaines de Palestiniens ont été arrêtés lors d’opérations militaires dans la bande de Gaza depuis que la guerre a éclaté le 7 octobre, lorsque les terroristes du Hamas ont déferlé sur les communautés du sud, tuant près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils sauvagement massacrés, et ramenant plus de 240 otages dans la bande de Gaza.

La directive du ministère de la Santé vise à clarifier les questions encore en suspens concernant le traitement des terroristes dans les centres de détention et les conditions sous lesquelles ils pourraient être transportés dans un hôpital civil.

Dans la confusion des premiers jours qui ont suivi le 7 octobre, plusieurs terroristes blessés ont été transportés d’urgence dans des hôpitaux du sud et du centre d’Israël, suscitant la colère d’une grande partie de la population et de nombreux professionnels de la santé.

Début octobre, le ministre de la Santé de l’époque, Moshe Arbel, a envoyé une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour l’informer qu’il avait ordonné à tous les hôpitaux et services de santé publique de rediriger les terroristes blessés vers les hôpitaux de Tsahal ou des prisons.

« Depuis le début des combats », a écrit Arbel, « la question du traitement des maudits et méprisables terroristes du Hamas dans les hôpitaux publics a posé d’énormes difficultés au système de santé ».

Ambulances devant l’entrée de la salle des urgences de l’hôpital Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem. Illustration (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Il a ajouté que le système de santé devait se concentrer sur les soins à apporter aux victimes des massacres commis par les terroristes et les soldats blessés, ainsi que de la préparation générale à la guerre.

« La tâche de soigner et d’assurer la sécurité des maudits terroristes dans le système de santé publique ne fait que détourner l’attention de ces tâches », a écrit M. Arbel.

Suite à cette lettre, la grande majorité des terroristes ont été emmenés à Sde Teiman. Un petit nombre d’entre eux ont toutefois été soignés dans des hôpitaux civils.

Dans ce nouveau document publié par le ministère de la Santé, le Dr Hagar Mizrahi, chef de la division de médecine générale, écrit que la décision d’envoyer les terroristes blessés à l’hôpital Sde Teiman a été prise par souci de sécurité pour les terroristes, les autres patients, le personnel et les visiteurs.

Des terroristes palestiniens présumés, en sous-vêtements, se rendant aux soldats israéliens dans la région de Jabaliya, le 7 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Selon les protocoles nouvellement publiés, les soins médicaux doivent être prodigués aux « combattants illégaux » alors qu’ils sont menottés et que leurs yeux sont bandés, à moins que le traitement n’en exige autrement. L’utilisation du terme « combattants illégaux » est purement juridique et sert à distinguer les terroristes des prisonniers de guerre, dont les soins médicaux sont régis par les conventions de Genève.

Les terroristes détenus en Israël ne seront soignés que pour des blessures résultant de combats. Le traitement de toute maladie ou condition non liée au combat sera examiné séparément.

Le personnel médical ne doit pas s’identifier par son nom aux patients terroristes ni signer les documents à leur nom. Ils ne peuvent s’identifier que par leur profession médicale et leur spécialité.

« L’anonymat complet du personnel médical traitant est essentiel à leur vie et à leur sécurité, ainsi qu’à leurs droits en tant que citoyens et soldats dans le cadre de leur devoir de réserve », précise le document du ministère.

L’établissement médical de Sde Teiman est dirigé par un médecin-chef et composé de professionnels de la santé réservistes. Elle est conçue pour offrir une gamme de soins médicaux, y compris des interventions chirurgicales « modérées » sous anesthésie et des transfusions sanguines.

Si le terroriste est en danger de mort ou s’il risque de subir des dommages irréversibles ou d’être handicapé, un médecin chevronné peut le transférer dans un hôpital civil pour qu’il y reçoive les soins nécessaires. Il peut s’agir de l’amputation d’un membre, de la perte d’un œil ou du fonctionnement d’un organe critique.

Des Palestiniens se rendent aux soldats de Tsahal à l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, dans une image publiée le 16 décembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Un tel transfert nécessiterait une coordination avec le ministère de la Santé et l’administration de haut niveau de l’hôpital d’accueil et doit se faire avec une escorte de sécurité.

Si un terroriste blessé en détention refuse un traitement nécessaire ordonné par un médecin, le ministère de la Santé donne au personnel médical l’autorisation de le forcer à le recevoir.

« Si cela est possible, et compte tenu des installations et du temps disponibles, le médecin traitant procédera à une consultation éthique avec un autre médecin et un juriste ou un expert en éthique médicale avant d’avoir recours à la force », stipule la directive.

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