La viande casher du Paraguay devra être abattue avec moins de cruauté
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La viande casher du Paraguay devra être abattue avec moins de cruauté

Le pays produit 40 % de la viande consommée en Israël ; il devra cesser d'employer la méthode de l'enchaînement

Photo d'un morceau de viande (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Photo d'un morceau de viande (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le gouvernement du Paraguay va exiger que les lois d’abattage rituel juives soient moins cruelles, d’ici la fin de l’année, après une intervention des défenseurs des droits des animaux israéliens et internationaux.

Les abattoirs ne pourront plus pratiquer la méthode qui consiste à enchaîner l’animal avant de l’égorger, et devront utiliser la méthode des enclos rotatifs considéré comme plus clémente, selon le Jerusalem Post.

L’organisation internationale PETA (Pour un Traitement Éthique des Animaux) et le groupe israélien Anonymous for Animal Rights ont accueilli cette décision comme une victoire, quelques mois après la diffusion d’une opération d’infiltration par des activistes des deux groupes, qui dévoile la cruauté de la méthode de l’enchaînement, pratiquée dans l’un des plus grands abattoirs du Paraguay.

Quarante pour cent de la viande bovine consommée en Israël provient du Paraguay, qui n’exporte pas sa viande aux États-Unis. La méthode de l’enchaînement est une pratique interdite en Israël, qui n’abat que peu de viande bovine.

La méthode de l’enchaînement est très répandue dans les abattoirs en Argentine et au Paraguay, qui, eux, exportent aux États-Unis.

Le Département des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture en Israël a été saisi dans cette affaire, pour faire pression sur le Paraguay, afin qu’une nouvelle méthode d’abattage rituel soit pratiquée, selon le Jerusalem Post.

Une plainte signée par les groupes de défense des droits des animaux a été déposée devant la Cour suprême israélienne, après la diffusion du rapport d’enquête. Cette plainte demande à la cour d’ordonner que les licences d’importation de viande obligent les abattoirs étrangers à se plier aux lois israéliennes et aux autres lois internationales, et qu’elles interdisent le recours à la méthode de l’enchaînement.

En réponse à cette plainte, les Services vétérinaires ont indiqué qu’ils ont informé les pays d’Amérique du sud qui exportent leur viande en Israël que la méthode de l’enchaînement ne doit plus être employée.

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