L’Allemagne et la France auraient boycotté la fête US du 4 juillet à Jérusalem
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L’Allemagne et la France auraient boycotté la fête US du 4 juillet à Jérusalem

Les ambassadeurs auraient manqué à l'appel de la fête car leurs pays ne reconnaissent pas Jérusalem comme capitale d'Israël et le site de l'ambassade est contesté

(De gauche à droite) Gregory Meeks, président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, le Premier ministre Naftali Bennett et le chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis en Israël, Michael Ratney, lors de la célébration du jour de l'indépendance de l'ambassade des États-Unis, le 5 juillet 2021. (Crédit: Ziv Sokolov/ambassade des États-Unis à Jérusalem)
(De gauche à droite) Gregory Meeks, président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, le Premier ministre Naftali Bennett et le chargé d'affaires de l'ambassade des États-Unis en Israël, Michael Ratney, lors de la célébration du jour de l'indépendance de l'ambassade des États-Unis, le 5 juillet 2021. (Crédit: Ziv Sokolov/ambassade des États-Unis à Jérusalem)

Les ambassadeurs d’Allemagne et de France auraient boycotté les célébrations annuelles du 4 juillet organisées par l’ambassade américaine à Jérusalem, car ces pays ne reconnaissent pas Jérusalem comme capitale d’Israël, selon une information publiée mardi.

Une source anonyme, dite proche du dossier et dont la nationalité n’a pas été divulguée, a été citée par le site d’information Ynet comme ayant déclaré que la moitié des ambassadeurs européens avaient été invités à l’événement, ajoutant qu’un certain nombre d’émissaires y avaient assisté, dont l’ambassadeur roumain et l’ambassadeur adjoint britannique, ainsi que des représentants du Kosovo, de l’Australie, de la Norvège, du Honduras, du Guatemala et du Canada.

Il n’a pas été précisé quels autres émissaires de nations européennes avaient été invités mais ont choisi de ne pas participer.

Ynet a noté qu’une partie du site de l’ambassade américaine se trouve dans un « no man’s land » situé entre Jérusalem-Est et le reste de la capitale revendiquée par les Palestiniens – une zone démilitarisée qui était contrôlée par l’ONU, entre Israël et la Cisjordanie occupée par la Jordanie, de 1948 à 1967.

Une partie indéterminée du site de la nouvelle ambassade est située entre les deux lignes d’armistice tracées à la main en 1949 par les commandants militaires israéliens et jordaniens, à la fin de la guerre d’indépendance. De petites différences entre les deux lignes ont créé des zones qui n’étaient sous le contrôle d’aucun des deux camps. Une information du New York Times de 2018 cite un fonctionnaire de l’ONU anonyme qui aurait déclaré que toute partie située entre les lignes serait considérée comme un « territoire occupé » depuis qu’Israël a pris le contrôle total de la zone après la guerre des Six Jours en 1967.

Un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis a déclaré au Times of Israel qu’ils ne commentent pas les listes d’invitation de leurs événements diplomatiques.

L’ambassade de France a refusé tout commentaire, tandis que l’ambassade d’Allemagne a déclaré à Ynet que « notre position sur Jérusalem n’a pas changé ».

Dans une démarche saluée par Israël et combattue par les Palestiniens, l’administration Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël fin 2017, puis a déplacé son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem en 2018. Le président américain Joe Biden a déclaré qu’il ne prévoyait pas de ramener l’ambassade à Tel-Aviv.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu 2e à gauche, son épouse Sara Netanyahu, à gauche, le conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner 3e à gauche, la fille du président américain Ivanka Trump, au centre, le secrétaire au Trésor américain Steve Mnuchin, à droite, et le président Reuven Rivlin, 2e à droite, assistent à l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, le 14 mai 2018. (Crédit: MENAHEM KAHANA/AFP)

L’ambassadeur américain de l’époque, David Friedman, a été le premier à organiser un événement pour le Jour de l’Indépendance à Jérusalem, marquant la fête de 2019 par une célébration au Centre international des conventions. Aucun événement de gala n’a été organisé en 2020 en raison de la pandémie.

Le Premier ministre Naftali Bennett a assisté à l’événement de cette année, où il s’est engagé à empêcher qu’Israël ne soit utilisé comme une question partisane aux États-Unis, alors que le nouveau gouvernement israélien s’efforce de rétablir les liens avec le Parti démocrate, qui se sont refroidis ces dernières années.

« Je m’opposerai à toute tentative de faire de l’Amérique une question politique partisane en Israël et à toute tentative de faire d’Israël une question politique partisane aux États-Unis », a déclaré M. Bennett dans son discours lors de la célébration.

Le chargé d’affaires de l’ambassade, Michael Ratney, qui a été envoyé à Jérusalem le mois dernier pour diriger la mission jusqu’à ce qu’un ambassadeur à plein temps soit approuvé par le Congrès, a également pris la parole.

Le candidat désigné par M. Biden pour ce poste, l’ancien secrétaire-adjoint du département d’État Thomas Nides, devrait être entendu par le Sénat dans les semaines à venir.

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