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L’armée israélienne poursuit sa répression des armes illégales en Cisjordanie

L'armée a arrêté 26 Palestiniens en deux jours et a saisi des voitures utilisées pour participer au 'terrorisme populaire'

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Des troupes de Tsahal dans un atelier soupçonné d'avoir été utilisé pour fabriquer des armes dans le village de Bayt Liqya en Cisjordanie le 16 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l'armée)
Des troupes de Tsahal dans un atelier soupçonné d'avoir été utilisé pour fabriquer des armes dans le village de Bayt Liqya en Cisjordanie le 16 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l'armée)

Dans le cadre de la répression des armes illégales en Cisjordanie, l’armée israélienne a fermé un atelier soupçonné d’être utilisé pour fabriquer des armes en Cisjordanie, jeudi matin, a annoncé l’armée.

Les soldats ont également confisqué les outils à l’intérieur de l’atelier, situé à Bayt Liqya, un village situé à l’extérieur de Ramallah, selon l’armée.

Au cours de l’année écoulée, les forces de l’armée israélienne, travaillant aux côtés de la police israélienne et du service de sécurité Shin Bet, ont progressivement remonté la chaîne d’approvisionnement et s’est attaquée aux sources de la terreur pour tenter d’empêcher les attaques.

Malgré cette répression, les attaques palestiniennes menées à l’aide de mitraillettes artisanales ont persisté.

La semaine dernière, un Palestinien a ouvert le feu dans un autobus devant un marché dans la ville israélienne de Petah Tikva, une attaque qui a fait cinq blessés.

Les outils confisqués par l'armée israélienne dans un atelier soupçonné d'avoir été utilisé pour fabriquer des armes dans le village de Bayt Liqya, en Cisjordanie, le 16 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l'armée)
Les outils confisqués par l’armée israélienne dans un atelier soupçonné d’avoir été utilisé pour fabriquer des armes dans le village de Bayt Liqya, en Cisjordanie, le 16 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l’armée)

Cependant, l’armée a eu un impact sur le commerce illégal d’armes à feu, le prix d’une de ces armes fabriquées de manière artisanale a triplé au cours de l’année 2016, a annoncé un officier des renseignements dans la division de la Cisjordanie à des journalistes le mois dernier.

L’officier a également noté que l’armée mène une répression non seulement sur les armes illégales, mais aussi contre le financement du terrorisme et les voitures non enregistrées utilisées pour transporter des personnes à des manifestations violentes et les attaques aux jets de pierres sur les autoroutes en Cisjordanie.

Mardi soir et mercredi, l’armée a saisi une quinzaine de ces voitures. Au total, 12 de ces voitures provenaient de Husan, une banlieue de Bethléem, a indiqué l’armée. Husan, qui est situé le long de la route 375, est souvent le site d’attaques au jet de pierre sur les voitures israéliennes conduisant le long de la route.

Les voitures non immatriculées saisies par l'armée du village palestinien de Husan, en dehors de Bethléem, le 15 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Les voitures non immatriculées saisies par l’armée du village palestinien de Husan, en dehors de Bethléem, le 15 février 2017 (Crédit : Unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

En plus des saisies de voitures illégales, l’armée a également arrêté mercredi deux résidents de Husan pour avoir participé au « terrorisme populaire », un terme utilisé par l’armée pour se référer généralement au jet de pierres et aux manifestations violentes.

Le journal palestinien Maan a indiqué que l’armée ne permettrait pas non plus à plusieurs résidents du village à entrer dans l’implantation adjacente de Beitar Illit où ils travaillent, dans le cadre d’une mesure punitive contre les parents des lanceurs de pierre.

Les trois autres voitures ont été saisies dans le village de Bilin, dans le nord de la Cisjordanie. Selon l’armée, les voitures ont été utilisées « pour perturber illégalement la paix ». Un suspect palestinien a également été arrêté à Bilin, a annoncé l’armée.

Ailleurs en Cisjordanie, des troupes israéliennes ont arrêté quelque 23 Palestiniens entre mardi soir et jeudi.

Vingt d’entre eux ont été arrêtés pour avoir prétendument pris part au « terrorisme populaire », a déclaré l’armée. Les trois autres Palestiniens arrêtés sont soupçonnés d’appartenir à l’organisation terroriste Hamas, selon l’armée.

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