L’armée israélienne révèle ses statistiques
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Plus de femmes religieuses, d’ultra-orthodoxes, baisse dans l’enrôlement global

L’armée israélienne révèle ses statistiques

Modiin et Tel Aviv sont en tête des taux d’enrôlement. Le nombre de femmes soldats quadruple en 4 ans

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un groupe de nouvelles recrues arrive au centre d'incorporation militaire aux abords de Tel Aviv le 11 janvier 2015.   (Crédit : Chen Leopold/Flash90)
Un groupe de nouvelles recrues arrive au centre d'incorporation militaire aux abords de Tel Aviv le 11 janvier 2015. (Crédit : Chen Leopold/Flash90)

Si le taux global d’enrôlement dans l’armée a légèrement baissé au cours de l’année passée, le nombre de recrutements à l’initiative de femmes religieuses ou d’ultra-orthodoxes a augmenté en 2015, selon des chiffres révélés cette semaine par l’armée.

La banlieue de Tel Aviv continue à dominer la nation en termes de recrutement, avec Modiin qui est répertorié parmi les trois plus fort taux d’engagement dans l’armée, femmes et hommes confondus, ont révélé de nouvelles statistiques rendues publiques jeudi.

Les chiffres montrent la continuation des tendances existantes – le déclin du taux d’enrôlement mais sa croissance parmi certains groupes – sans basculement dramatique ou déviation soudaine.

Les femmes religieuses, par exemple, continuent à être plus nombreuses à se présenter aux recrutements. Au cours des quelques dernières années, le nombre de femmes religieuses renonçant à l’exemption du service militaire a plus que doublé, passant de 935 en 2010 à 2 159 en 2015, selon le service des ressources humaines de l’armée israélienne.

Toutefois, le pourcentage d’hommes s’enrôlant dans l’armée a baissé en passant à 71,9 % en 2016 contre 73,7 % en 2013 (la dernière année qui a livré des chiffres fiables). Le taux parmi les femmes est resté relativement stable, diminuant à 58,1 % en 2016. Il s’élevait à 58,2 % en 2013.

Des soldats israéliens en patrouille dans la région de Sara, au nord de la Cisjordanie, le 8 novembre 2016 à l'aube . (Crédit : Service de communication de Tsahal)
Des soldats israéliens en patrouille dans la région de Sara, au nord de la Cisjordanie, le 8 novembre 2016 à l’aube . (Crédit : Service de communication de Tsahal)

Parmi les hommes soldats, Tsahal a également noté une chute de deux points du pourcentage de recrues tentées d’intégrer les unités de combat au cours de l’année dernière, avec 69,8 % s’intéressant à l’idée de rejoindre une telle unité en 2016 contre 71,9 % en 2015.

Une part de cette baisse modeste est attribuable à la croissance de la popularité des unités technologiques et de renseignement de l’armée.

En plus de la diminution des recrutements masculins, dont l’armée prévoit qu’elle persistera à l’avenir, Tsahal va également assister à une baisse substantielle du nombre total de ses militaires dès le début de 2018, en résultat des changements récents du service en direction des hommes qui passe de 36 à 32 mois.

Si une proposition visant la réduction à 30 mois de la durée du service militaire pour les hommes était acceptée – la question est actuellement débattue à la Knesset — cela causerait une nouvelle diminution des effectifs au milieu des années 2020, selon les prévisions faites par l’armée.

Toutefois, l’armée a également noté d’autres groupes dont la participation est croissante en 2015, certains de façon modeste, d’autres de manière plus spectaculaire.

Des soldats israéliens de l'unité  ‘Nahal Haredi’ étudiant sur la Base Militaire Peres, au nord de la Vallée du Jourdain  (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Des soldats israéliens de l’unité ‘Nahal Haredi’ étudiant sur la Base Militaire Peres, au nord de la Vallée du Jourdain (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Le nombre d’hommes ultra-orthodoxes s’enrôlant au sein de l’armée israélienne a augmenté de près de 300 pour atteindre 2 528 en 2015, même si ce chiffre reste au-deçà de l’objectif des forces militaires qui est d’atteindre les 2 700.

Pour la troisième année d’affilée, le nombre de femmes soldats servant dans l’armée israélienne continue de grimper en flèche. Après presque une décennie durant laquelle ce chiffre s’est stabilisé à approximativement 500, il a quadruplé au cours de ces quatre dernières années.

En 2012, environ 547 femmes servaient dans les unités de combat.. En 2015 – après la création des Lions de la Vallée du Jourdain et des Bataillons Cheetah — 2 104 femmes soldats tiennent dorénavant des positions de combat, selon l’armée.

Les soldats du Bataillon  Bardales  s'entraînent à la guérilla urbaine au petit matin,  à Nitzanim, dans la région d'Arava au sud d'Israël le 13 juillet 2016.  (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Les soldats du Bataillon Bardales s’entraînent à la guérilla urbaine au petit matin, à Nitzanim, dans la région d’Arava au sud d’Israël le 13 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En termes d’enrôlement féminin, c’est le quartier de Tel Aviv de Hod Hasharon qui offre le plus de recrues aux unités militaires, avec 89,7 % de femmes éligibles rejoignant l’armée. Nes Ziona et Modiin suivent avec respectivement 85,2 % et 82,5 %.

En ce qui concerne les hommes, Modiin est en tête de liste avec un taux d’enrôlement de 89,1 %. Yehud, près de Tel Aviv, obtient techniquement un taux supérieur — 92,3 % — mais qui est compensé par une population nettement inférieure, ce qui le place à la seconde place. Pour sa part, Givat Shmuel se classe troisième avec un pourcentage de 88,7 % d’engagement.

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