L’avion, un moyen pour des milliers d’Israéliens de fuir le confinement
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L’avion, un moyen pour des milliers d’Israéliens de fuir le confinement

Les destinations se limitent essentiellement à la Grèce et à la Bulgarie et nécessitent des tests et autres mesures ; les Israéliens partent en vacances pour échapper au bouclage

Des Israéliens se préparent à l'enregistrement à l'aéroport Ben-Gurion, le 19 septembre 2020 (Capture d'écran : Douzième chaîne)
Des Israéliens se préparent à l'enregistrement à l'aéroport Ben-Gurion, le 19 septembre 2020 (Capture d'écran : Douzième chaîne)

Des dizaines de milliers d’Israéliens ont décidé de fuir le confinement national au sein de l’Etat juif en prenant des vacances plus détendues à l’étranger.

Malgré le confinement national – qui a commencé vendredi et qui devrait durer au moins trois semaines sous sa forme la plus stricte – le gouvernement a décidé, au début de la semaine, que tous les vols qui avaient été approuvés pour les prochaines semaines pourraient décoller sans encombre.

Selon un reportage qui a été diffusé samedi par la Douzième chaîne, environ 15 000 personnes sont parties en vacances ces derniers jours et 7 000 devraient utiliser les transports aériens au cours de la fête de Rosh HaShana – qui a débuté vendredi et qui s’achèvera ce dimanche. 40 000 passagers devraient quitter le territoire au cours des deux prochaines semaines.

Si ce nombre peut ne pas paraître impressionnant en temps normal, il est remarquable après de longs mois de quasi-immobilisation de tous les déplacements à l’étranger.

Le choix offert aux vacanciers est encore très limité : alors que l’Etat juif présente l’un des plus forts taux d’infection par tête dans le monde, il y a seulement deux pays où les Israéliens peuvent se rendre sans devoir subir une mise en quatorzaine obligatoire à leur arrivée et à leur retour, à savoir la Grèce et la Bulgarie.

Et il est difficile d’échapper réellement à la pandémie alors que le port du masque et les restrictions inscrites dans le quotidien sont dorénavant devenus un phénomène planétaire. Et pourtant, les voyageurs pourront profiter de moments de détente à la plage et autres activités de loisir qui sont dorénavant interdites en Israël jusqu’au 10 octobre au moins.

Des avions d’El Al stationnés à l’aéroport international Ben Gurion, le 8 août 2020. (Olivier Fitoussi/FLASH90)

De plus, l’abandon de tout calendrier prévoyant de nouveaux vols a entraîné une hausse considérable des prix.

Les personnes désireuses de partir devront fournir des tests négatifs au COVID-19 conformément aux exigences des pays de destination.

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