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Le 37e gouvernement nomme la 1ère femme au poste de directeur-général d’un ministère

Galit Distel Atbaryan a reçu le feu vert pour nommer Sharon Uziel Peled au poste de directrice-générale du ministère de la Diplomatie publique

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirigeant la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 5 février 2023. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirigeant la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 5 février 2023. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL/Flash90)

Les membres du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu seraient prêts à nommer la première femme au poste de directrice-générale d’un ministère, après avoir été fortement critiqués pour n’avoir nommé jusqu’à présent que des hommes à ce poste dans plus de vingt ministères.

La chaîne publique israélienne Kan a rapporté mercredi que Galit Distel Atbaryan (Likud) a reçu le feu vert pour nommer Sharon Uziel Peled au poste de directrice-générale du ministère de la Diplomatie publique, chargée de contrer le discours anti-israël et les campagnes de boycott. Ce poste a été scindé du ministère des Affaires stratégiques pour Distel Atbaryan, qui a débuté dans la coalition actuelle en tant que ministre au sein du Bureau du Premier ministre.

Sur les 31 ministères du gouvernement actuel, qui a prêté serment fin décembre, le ministère de Distel Atbaryan est le premier à nommer une femme au poste de directrice-générale. Elle rejoindra les 23 directeurs-généraux masculins déjà nommés à la tête des ministères du gouvernement Netanyahu. Sept autres directeurs-généraux qui n’ont pas encore été nommés, devraient l’être dans les semaines à venir. Deux nominations de directeurs-généraux masculins n’ont pas été approuvées, mais des hommes occupent, pour le moment, ces postes par intérim.

Le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, aurait indiqué qu’il ferait appel à Jordana Cutler, directrice de la politique publique de Facebook pour Israël, pour diriger son ministère, bien qu’aucune nomination n’ait été officiellement présentée au cabinet.

Le ministre des Sciences, des Technologies et de l’Espace, Ofer Akunis, avait l’intention de nommer l’ancienne députée du Likud, Osnat Mark, au poste de directrice de son ministère, mais elle a retiré sa candidature après que des critiques ont été formulées sur son manque d’expérience.

Sur les 32 ministres actuels du gouvernement (certains ministères ont plusieurs ministres, et certains ministres ont plus d’un portefeuille), six sont des femmes : Distel, la ministre des Transports, Miri Regev, la ministre de l’Environnement, Idit Silman, la ministre des Renseignements, Gila Gamliel, la ministre des Missions nationales, Orit Strouk et la ministre du Bureau du Premier ministre, May Golan.

Le Bureau de Netanyahu est le deuxième plus large de l’Histoire d’Israël, derrière le gouvernement d’union de 2020 dirigé par Netanyahu, qui comptait 34 ministres. L’ensemble de la Knesset compte 120 députés, bien qu’en vertu de la Loi norvégienne, les ministres puissent démissionner de leur siège à la Knesset pour laisser la place à de nouveaux députés.

La députée du Likud Galit Distel Atbaryan lors d’une conférence de la Fédération des Autorités locales, à Tel Aviv, le 8 décembre 2022. (Crédit :Tomer Neuberg/Flash90)

La semaine dernière, Israel Women’s Network a envoyé un courrier à Netanyahu lui demandant de régler le problème de l’absence des femmes à la tête des ministères.

« Une représentation si faible des femmes parmi les directrices des ministères gouvernementaux est une violation flagrante de votre obligation de mettre en place une représentation équitable », a écrit l’organisation dans cette lettre, rendue publique pour la première fois par le site d’information Walla.

Le dernier gouvernement comptait neuf femmes dans un cabinet de 27 membres. Neuf directeurs-généraux de ministère étaient également des femmes au cours de la dernière coalition – un record absolu.

Les deux partis ultra-orthodoxes de la coalition, le Shas et Yahadout HaTorah, ne comptent aucune femme sur leurs listes électorales, tandis que le parti religieux d’extrême-droite, Otzma Yehudit, n’en compte qu’une seule. Parmi les 64 députés de la coalition au moment de son investiture, seuls neuf étaient des femmes.

Amy Spiro a contribué à cet article.

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