Le Beitar Jerusalem gagne un prix anti-racisme pour avoir réduit ses chants contre les Arabes
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Le Beitar Jerusalem gagne un prix anti-racisme pour avoir réduit ses chants contre les Arabes

Le président Rivlin, supporter de longue date, a rendu hommage au club de football, dont une partie des fans sont d'extrême-droite

Le président Reuven Rivlin, au centre, pendant la remise d'un prix contre le racisme à Eli Ohana, à gauche, le président du Beitar Jerusalem, à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 7 août 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Le président Reuven Rivlin, au centre, pendant la remise d'un prix contre le racisme à Eli Ohana, à gauche, le président du Beitar Jerusalem, à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 7 août 2017. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Le club de football du Beitar Jerusalem, connu pour les dérapages racistes de certains de ses supporters, a reçu lundi un prix pour sa lutte contre le racisme des mains du président de l’Etat juif.

Ce club, six fois champion d’Israël, est connu pour ses supporters à la réputation sulfureuse, certains ayant été poursuivis pour agressions contre des Arabes ou des supporters d’équipes adverses.

Le président Reuven Rivlin, supporter du club, a salué les efforts de la direction « pour lutter contre le racisme ».

Les dirigeants ont entre autres mis en place un forum pour enseigner les valeurs du sport et de la tolérance, notamment auprès des jeunes.

« J’espère que le Beitar continuera sur ce chemin et que ses bons résultats auront une influence positive sur le public », a affirmé Rivlin, lors de la cérémonie de remise des prix à sa résidence.

Des supporters du Beitar Jerusalem au stade Teddy de Jérusalem, le 23 juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des supporters du Beitar Jerusalem au stade Teddy de Jérusalem, le 23 juillet 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le club, très populaire dans tout le pays, a une histoire controversée, une partie de ses supporters chantant régulièrement « mort aux Arabes » durant les rencontres et affichant des positions proches de l’extrême droite.

Des dizaines de membres du groupe « La Familia », la branche la plus radicale des supporters du Beitar, ont été arrêtés l’année dernière, suite à des agressions physiques contre des supporters d’une équipe adverse.

L’oligarque franco-israélien d’origine russe Arcady Gaydamak, qui avait racheté le club en 2005, a bien tenté de changer son image en engageant pour la première fois des joueurs musulmans tchétchènes en 2013, mais une partie des supporters avait alors boycotté les rencontres et le vestiaire avait été incendié.

Pour Ouri Levy, qui dirige le site Babagol, spécialisé dans le football israélien, le club « fait des efforts pour changer son image anti-arabe ».

« Vu sa réputation internationale, ça peut sembler bizarre que le Beitar reçoive un prix contre le racisme mais ces dernières années, les supporters ont beaucoup changé », affirme le journaliste dans un entretien à l’AFP.

Le Français Luis Fernandez a été brièvement entraineur du club lors de la saison 2005-2006 alors que son compatriote Jérôme Leroy (ex PSG et OM) avait également signé au Beitar.

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