Le chef adjoint de la Force Al-Qods serait mort d’une crise cardiaque
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Le chef adjoint de la Force Al-Qods serait mort d’une crise cardiaque

Muhammad Hussein-Zada Hejazi, qui travaillait sous les ordres de Soleimani, aurait supervisé la fabrication de missiles de précision destinés au Hezbollah

Le commandant adjoint iranien de la Force Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique, Muhammad Hussein-Zada Hejazi. (Wikimedia Commons/CC BY 4.0)
Le commandant adjoint iranien de la Force Qods du corps des Gardiens de la révolution islamique, Muhammad Hussein-Zada Hejazi. (Wikimedia Commons/CC BY 4.0)

Le commandant adjoint de la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution iraniens est décédé d’une crise cardiaque, selon des sources iraniennes dimanche.

Le général de brigade Muhammad Hussein-Zada Hejazi, 65 ans, a travaillé directement sous les ordres du général iranien Qassem Soleimani jusqu’à ce que ce dernier soit éliminé dans une attaque de drone américain l’année dernière. Hejazi a été désigné par Israël en 2019 comme le responsable d’un projet iranien de fabrication de missiles à guidage de précision pour le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

La Force Al-Qods est un groupe d’élite très influent qui supervise les opérations à l’étranger. Hejazi a participé à la direction de ses forces expéditionnaires et a fréquemment fait la navette entre l’Irak, le Liban et la Syrie.

Né en 1956 dans la ville d’Ispahan, Hejazi a rejoint la Garde après la révolution islamique de 1979 et a dirigé le corps paramilitaire des volontaires Basij pendant une décennie – un mandat qui a vu la force se transformer en un pilier de l’appareil politique et sécuritaire du pays.

Hejazi a pris le poste de commandant adjoint de la Force Al-Qods en avril de l’année dernière après l’assassinat ciblé de Soleimani en janvier 2020. Il avait dirigé les forces paramilitaires de la Garde au Liban, où les médias iraniens ont rapporté qu’il avait rejoint les forces combattant l’État islamique en Irak et en Syrie.

Dans le passé, il a été identifié par les médias israéliens comme l’un des planificateurs présumés de l’attentat à la bombe meurtrier de 1994 au centre juif AMIA de Buenos Aires, qui a fait 85 morts.

Une infographie de l’armée israélienne montrant le général de brigade de l’IRGC Muhammad Hussein-Zada Hejazi, qui serait responsable des activités de l’armée iranienne au Liban, publiée le 29 août 2019. (Armée israélienne)

En août 2019, lorsqu’Israël a pris la rare mesure de nommer les responsables iraniens et du Hezbollah qui, selon lui, étaient responsables de la fabrication des missiles au Liban, cela a été perçu comme une menace tacite. À l’époque, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré que la divulgation des détails du programme visait à envoyer un signal aux ennemis d’Israël.

« Nous ne resterons pas inactifs et ne permettrons pas à nos ennemis d’acquérir des armes mortelles à utiliser contre nous. Cette semaine, j’ai déjà dit à nos ennemis de faire attention à leurs actions. Maintenant, je leur dis : Dir balak« , a déclaré Netanyahu, en utilisant une expression arabe qui signifie « Faites attention ».

La mort de M. Hejazi est un nouveau coup dur pour le Corps des Gardiens de la Révolution islamique en une semaine, après l’explosion de la centrale nucléaire de Natanz, imputée à Israël.

Tôt le 11 avril, une bombe a fait sauter l’alimentation principale et l’alimentation de secours de l’installation souterraine d’enrichissement de Natanz. Elle a endommagé plusieurs types de centrifugeuses parmi les
6 000 qui s’y trouvent et a retardé l’enrichissement de six à neuf mois, selon des sources israéliennes et américaines.

En réponse à l’attaque, qu’il a attribuée à Israël, l’Iran a annoncé qu’il avait commencé à enrichir une petite quantité d’uranium à 60 % de pureté sur le site – le niveau le plus élevé jamais atteint, à deux doigts de la qualité militaire.

Des images de l’installation nucléaire de Natanz diffusées par la télévision d’État iranienne, le 17 avril 2021. (Capture d’écran/Twitter)

Un haut responsable iranien a déclaré mardi que l’explosion avait détruit ou endommagé des milliers de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium. Alireza Zakani, chef du centre de recherche du Parlement iranien, a parlé de « plusieurs milliers de centrifugeuses endommagées et détruites » dans une interview à la télévision d’État. Toutefois, aucun autre responsable n’a avancé ce chiffre et aucune image des effets de l’attentat n’a été diffusée.

Dimanche, la télévision d’État iranienne a diffusé des images de ce qu’elle a qualifié d’opérations habituelles dans l’installation souterraine de Natanz.

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