Le chef de la diplomatie du Bahreïn rend hommage à Peres, “un homme de guerre”
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Le chef de la diplomatie du Bahreïn rend hommage à Peres, “un homme de guerre”

L’unique message de condoléance des pays du Golfe pour l’ancien président : le ministre des Affaires étrangères à Manama a évoqué Israël avec acceptation depuis l’estrade de l’ONU

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Sheik Khalid bin Ahmed al-Khalifa (Crédit : domaine public)
Sheik Khalid bin Ahmed al-Khalifa (Crédit : domaine public)

Le ministère des Affaires étrangères du Bahreïn, un pays qui n’entretient aucun lien diplomatique avec Israël, a rendu hommage à l’ancien président et Premier ministre Shimon Peres jeudi, et a décrit le regretté dirigeant israélien comme un « homme de guerre et l’homme d’une paix toujours insaisissable. »

Alors que la plupart des pays arabe n’ont pas souhaité commenter la mort de Peres, le Sheikh Khaled bin Ahmed Al Khalifa s’est associé aux dirigeants du monde jeudi pour saluer l’ancien chef d’État, décédé dans la nuit de mardi à mercredi.

« Reposez en paix, monsieur le président Shimon Peres, homme de guerre, l’homme d’une paix toujours insaisissable au Moyen-Orient », a écrit AL Khalifa sur son compte Twitter.

Ce tweet est la première réaction officielle à la mort de Peres des états du golfe.

Cette courte oraison fait suite au tweet du ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, qui semblait citer un passage du discours d’Al Khalifa à l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière, dans lequel il évoque Israël.

« Nous sommes en droit, et nous attendons le jour où nous verrons un état indépendant, vivant en paix et en sécurité aux cotés de l’État d’Israël », lit-on dans ce tweet.

En s’exprimant à New York, Al Khalifa a appelé Israël à « réagir positivement » à l’Initiative de paix arabe, qui propose à Israël des liens diplomatiques avec le monde arabe en échange de la création d’un état palestinien.

« Nous sommes en droit, et nous attendons le jour où nous verrons un état indépendant, vivant en paix et en sécurité aux cotés de l’État d’Israël. Je n’ai aucun doute que les peuples de la région, arabes comme israélien, sont impatients que ce jour arrive et attendent cette paix juste et globale », dit-il.

Alors que Jérusalem et Manama n’ont jamais entretenu de relations diplomatiques, en 2005, le roi Hamad bin Isa Al Khalifa s’est vanté auprès d’un responsable américain que son pays avait des contacts avec Israël « au niveau de l’intelligence et de la sécurité » (c’est-à-dire, le Mossad), selon un télégramme diplomatique américain secret publié par Wikileaks.

Le roi avait aussi indiqué sa volonté de « progresser dans d’autres domaines, bien qu’il serait difficile pour le Bahreïn de faire le premier pas. » Le développement « des liens commerciaux » devra attendre la mise en œuvre de la solution à deux états, a dit le roi dans un télégramme.

D’autres documents révélés par Wikileaks montrent que des responsables des deux pays ont eu des échanges au cours des dernières années, notamment la rencontre de 2007 entre Tzipi Livni et le ministre des Affaires étrangères Al Khalifa à New York.

En 2009, Al Khalifa avait indiqué qu’il était d’accord pour rencontrer Netanyahu afin de faire progresser le processus de paix, mais a finalement décidé de ne pas donner suite.

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