Le Conseil de paix dément vouloir fermer le centre chargé de la coordination du cessez-le-feu dans le sud d’Israël
Selon un article de Reuters, le centre devrait être intégré à la Force internationale de stabilisation, non encore constituée, alors que le cessez-le-feu vacille et que le désarmement du Hamas n'est pas pour demain
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Le Conseil de paix du président américain Donald Trump a démenti une information selon laquelle les États-Unis seraient sur le point de fermer le Centre de coordination civilo-militaire (CMCC), qui a pour mission de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza et de veiller au respect du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
« Toute affirmation concernant une fermeture du CMCC est inexacte. Le CMCC multiplie chaque jour ses efforts pour poursuivre l’acheminement de l’aide à un niveau sans précédent dans l’histoire moderne », a tweeté le compte officiel X du Conseil de paix, l’organisme international chargé, sous l’égide des États-Unis, de superviser la gestion de Gaza après la guerre.
Vendredi, Reuters a cité sept sources proches du dossier qui, sous couvert d’anonymat, affirmaient que l’administration Trump avait l’intention de fermer le CMCC. Le centre est basé dans la ville de Kiryat Gat, dans le sud d’Israël.
Selon deux sources citées par Reuters, le CMCC sera intégré à la nouvelle Force internationale de stabilisation (ISF). Il sera ensuite rebaptisé « Centre international de soutien à Gaza » et placé sous la direction du général Jasper Jeffers, commandant de l’ISF nommé par la Maison Blanche.
L’ISF a joué un rôle essentiel dans le plan en 20 points annoncé par la Maison Blanche le 29 septembre de l’année dernière, qui a conduit au cessez-le-feu ainsi qu’au retour chez eux de tous les otages israéliens.
Aux termes de ce plan, l’ISF doit progressivement remplacer l’armée israélienne dans les zones que celle-ci contrôle actuellement à Gaza. Elle doit également former et soutenir une force de police palestinienne appelée à assurer la sécurité à long terme dans l’enclave côtière.
Any claim that the CMCC is closing is wrong. The CMCC is advancing its efforts every day to continue delivering aid at a level unprecedented in modern history:
– Food aid is reaching 3x more people than before
-Aid diversion has dwindled from 90% to less than 1%
– According to… https://t.co/pseqAUc9bn— Board of Peace (@BoardOfPeace) May 1, 2026
Alors que le plan prévoyait le déploiement « immédiat » de l’ISF à Gaza, plus de six mois après son annonce, aucune force de ce type n’a encore été mise en place. Donald Trump avait pourtant fait savoir, en février, que cinq pays avaient accepté de fournir des effectifs à ce nouveau contingent.
Par ailleurs, selon des diplomates cités par Reuters, le volume de l’aide humanitaire entrant à Gaza n’a guère augmenté, malgré l’objectif déclaré du CMCC de coordonner cette aide.
Le Conseil de paix a démenti ces affirmations sur X, soulignant que l’aide alimentaire parvenait à davantage de Gazaouis qu’auparavant, et que la malnutrition avait diminué.
Ces interrogations sur l’avenir du CMCC surviennent dans un contexte de difficultés persistantes concernant deux des éléments centraux du plan en 20 points : la suspension de toutes les opérations militaires et le désarmement du Hamas.
Selon certaines informations, le fonctionnement du CMCC a rencontré des difficultés dès sa création. Les forces américaines stationnées sur place auraient accusé leurs homologues israéliens de pratiquer une surveillance généralisée du personnel, et ce, à peine deux mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. L’armée israélienne a rejeté cette accusation, rapportée par le journal The Guardian, la qualifiant d' »absurde ».
Puis, en janvier, ce sont huit diplomates étrangers qui ont confié à Reuters que les représentants de certains pays européens n’étaient pas revenus au CMCC depuis les fêtes de Noël et du Nouvel An. Plusieurs nations ont questionné la raison d’être du centre, un diplomate occidental parlant même d’une base « sans direction ».
Selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas, plus de 800 Palestiniens ont été tués depuis le début du cessez-le-feu. Ces chiffres, invérifiables par des entités indépendantes, ne font pas la distinction entre civils et hommes armés.
Quatre soldats israéliens ont été tués à Gaza depuis le début du cessez-le-feu.
Par ailleurs, le Hamas a repris le contrôle de près de la moitié de Gaza située en dehors de la zone placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Les négociations sur le désarmement du groupe terroriste sont au point mort. Près de trois semaines après l’expiration de l’ultimatum que lui avait fixé le Conseil de paix pour qu’il réponde à sa proposition de désarmement, le Hamas n’a toujours pas donné son accord à un plan qui impliquerait la remise de tout son arsenal.
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