Le conseil juif de Boston vote pour le maintien de la ZOA en son sein
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Le conseil juif de Boston vote pour le maintien de la ZOA en son sein

L'Organisation sioniste d'Amérique, dirigée par Morton Klein, restera membre du JCRC, basé au Massachusetts, malgré des allégations de racisme

Morton Klein, président de l'Organisation sioniste d'Amérique, au Forum du Mouvement sioniste américain à Washington, le 12 décembre 2018. (Crédit : Michael Brochstein / SOPA Images / LightRocket / Getty Images via JTA)
Morton Klein, président de l'Organisation sioniste d'Amérique, au Forum du Mouvement sioniste américain à Washington, le 12 décembre 2018. (Crédit : Michael Brochstein / SOPA Images / LightRocket / Getty Images via JTA)

JTA – Le conseil communautaire représentant presque tous les groupes juifs de Boston a décidé de ne pas expulser une organisation membre dont le dirigeant a été accusé de « renforcer le suprématisme blanc ».

L’Organisation sioniste d’Amérique (ZOA), groupe de droite engagé pour la défense d’Israël, restera membre du Conseil des relations de la communauté juive de Boston (JCRC), composé de 40 membres, après un examen de sept mois qui a abouti à un vote mardi soir.

En cause : des commentaires que le leader national de la ZOA, l’éminent activiste conservateur Morton Klein, a fait sur les réseaux sociaux. Les détracteurs de Klein, qui ont demandé en septembre la radiation de son groupe du conseil de Boston, l’accusent de racisme. Klein soutient que son comportement en ligne est resté approprié et a rejeté les allégations selon lesquelles il avait fait la promotion du suprématisme blanc.

Le vote, par des groupes de membres du Conseil et d’autres membres de la communauté, a été de 40 en faveur de l’expulsion de la ZOA, de 48 contre et de 10 abstentions. Une majorité des deux tiers aurait été requise pour la révocation.

Par un vote séparé de 66 pour, 10 contre et 10 abstentions, le JCRC de Boston a adopté une résolution contre les commentaires qui « légitiment ou normalisent » le suprématisme blanc. La résolution précise que de tels commentaires pourraient entraîner une expulsion.

Dans une déclaration publiée après le vote, le JCRC de Boston a rappelé qu’il était une organisation « parapluie » qui cherchait à représenter une variété de points de vue – mais dans certaines limites.

« Nous pensons qu’un soutien solide à l’alliance américano-israélienne est possible, sans embrasser le suprématisme blanc ou le sectarisme », peut-on lire dans le communiqué. « En clair, nous réaffirmons qu’il n’y aura pas de place pour le suprématisme blanc, le nationalisme blanc ou les théories du complot dans notre organisation. »

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