Le dessinateur Luz : « quand on ne sait plus quoi haïr, il reste les Juifs »
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Le dessinateur Luz : « quand on ne sait plus quoi haïr, il reste les Juifs »

Invité sur France Culture, l'ex-dessinateur et survivant de Charlie Hebdo, aujourd'hui auteur de BD évoque une anecdote qui donne à réfléchir sur le statut des Juifs en France

Invité de l’émission matinale de France-Culture, le dessinateur Luz, qui a quitté Charlie Hebdo en mai 2015 suite aux attentats qui avaient ravagé la rédaction de l’hebdomadaire satirique, mais poursuit depuis une carrière d’auteur de BD à succès, revient sur une anecdote édifiante.

« Les juifs, c’est une espèce de haine originelle. Quand on ne sait plus quoi haïr, qui haïr, il reste les juifs. Car après Charlie hebdo il y a eu l’attentat de l’Hyper Cacher, avant cela il y a eu Merah, il y a eu le musée juif de Bruxelles (…). Et je me souviens d’avoir entendu à la radio après les attentats du 13 novembre 2015 un truc assez dingue (…). Le commentateur disait : ‘cet attentat contre le Bataclan et les terrasses est quelques chose d’assez nouveau car on ne s’attaque pas à des journalistes ou à des juifs mais à des gens normaux’. C’est un peu bizarre non ? » s’interroge le dessinateur à l’antenne de la radio française.

25 ans plus tard, le commentaire de Raymond Barre suite à l’attentat de la rue Copernic évoquant les « victimes juives et les Français innocents » connait une triste seconde jeunesse.

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