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Beau programme au Festival du Film juif de Jérusalem, du 27 novembre au 2 décembre

Le festival propose des films israéliens et étrangers qui traitent de la question de l’identité juive, de l’histoire, de la culture et des relations interconfessionnelles

Le 23e Festival du film juif de Jérusalem se tiendra du 27 novembre au 2 décembre, à la Cinémathèque de la capitale (11 rue Hebron).

Des films consacrés à des penseurs, activistes et autres artistes juifs seront à découvrir tout au long du festival. Au cours de cet événement de six jours, des œuvres sur la Shoah, des documentaires sous forme de portrait de personnalités juives bien connues et des films israéliens.

A noter que cette année, les lecteurs du Times of Israel bénéficieront d’une réduction de 20% sur les billets permettant d’accéder à tous les films et à tous les événements avec le code suivant : jjff21.

Un grand nombre de films projetés se consacrent au sujet de la création artistique en temps de guerre, déclare Daniella Tourgeman, directrice artistique du festival.

« Il y a cette idée globale de travailler avec passion sur une œuvre d’art – théâtre, littérature ou musique – pendant les temps les plus difficiles », ajoute Tourgeman.

Elle évoque le film qui inaugurera le festival cette année, « The Royal Game », de Nachshon Films, qui est une adaptation du roman Chess Novella, l’histoire d’un avocat autrichien arrêté par la Gestapo et placé en détention dans un hôtel et qui saura échapper à son traumatisme en jouant aux échecs.

Autre exemple, « Charlotte », un film d’animation consacré à l’artiste juive Charlotte Salomon, considérée comme la plus grande femme peintre de tout le 20è siècle et qui a réalisé la plus grande partie de ses œuvres alors qu’elle vivait dans la clandestinité pour échapper aux nazis.

Il y a eu une compétition féroce pour participer au festival de Jérusalem cette année, explique Tourgeman, en raison des retards accumulés dans la production de nombreux films pour cause de pandémie. Elle ajoute que les réalisateurs, en conséquence, ont été nombreux à se présenter.

« Le nombre de films a été multiplié par deux et c’est donc un problème technique », poursuit-elle. « Mais cette focalisation sur la création a eu assurément à voir avec ce que le monde vit depuis deux ans ».

Parmi d’autres événements notables, la projection de « The Lehman Trilogy, » une pièce consacrée à l’histoire de la famille Lehman, grand nom de la banque Lehman Brothers, qui a été réalisé par Sam Mendes et filmé dans le West End londonien.

Au menu aussi, des documentaires sur Menachem Begin, Saul Bellow et George Soros, et un événement en compagnie de l’ambassadeur roumain en Israël sur le rachat de Juifs roumains pendant la guerre.

Le scénariste de télévision Hagai Levi, dont la dernière série, « Scenes From a Marriage, » est diffusée sur HBO, participera à un débat avec sa collègue Anat Rivlin au sujet du Judaïsme à travers le prisme de l’amour, de la nostalgie et de la solitude. Ari Folman, dont le dernier film d’animation « Where is Anne Frank ? » avait lancé le Festival du film de Jérusalem, cet été, sera également présent.

Le philosophe et écrivain juif Bernard Henri-Lévy pendant le tournage de « Une autre idée du monde », un documentaire qui sera projeté lors du prochain festival du film juif de Jérusalem. (Autorisation : « Une autre idée du monde » )

L’évènement bénéficie du soutien de l’Institut français d’Israël, et 7 films français ont été sélectionnés par le festival.

Le philosophe et réalisateur Bernard-Henri Lévy et la réalisatrice Aurélie Saada seront présents. BHL, invité d’honneur, y recevra un « Achievement Award ».

Le festival propose des films israéliens et étrangers qui traitent de la question de l’identité juive, de l’histoire, de la culture et des relations interconfessionnelles. Il proposera par ailleurs une série de rencontres, conférences, concerts et autres évènements associés.

Les 7 films français programmés cette année sont :

– « Une autre idée du monde » de Bernard-Henri Lévy (sortie en salles prévue en France le 1er décembre 2021), projeté en présence du réalisateur le 28 novembre à 20h

– « Gainsbourg, toute une vie », documentaire évènement de Stéphane Benhamou et Sylvain Bergère, hommage à Serge Gainsbourg dont on commémore cette année les 30 ans depuis sa disparition, le 27 à 20h30 et le 2 à 18h

– « Une jeune fille qui va bien » de Sandrine Kiberlain, présenté lors de la Semaine de la critique au festival de Cannes 2021, le 30 à 20h et le 2 à 17h. Un film qui témoigne de la même dévotion à l’art, commente Tourgeman.

– « Vie et destin du Livre noir », documentaire exceptionnel de Guillaume Ribot, le 27 à 16h30 et le 30 à 19h30.

– « Rose » d’Aurélie Saada, projeté en présence de la réalisatrice le 28 à 17h30, et le 29 à 19h.

– « Rabbi Maak – Que Dieu te protège », le premier long-métrage de Cléo Cohen, le 30 à 16h30

– « Paul Newman, derrière les yeux bleus », documentaire biographique de Pierre-François Gaudry, le 30 à 21h30 et le 2 à 21h. Le documentaire explore l’activisme politique et le travail caritatif du géant d’Hollywood, deux aspects de son identité juive, et il peut intégrer cette catégorie d’œuvres cinématographiques se penchant sur la religion et sur l’identité à travers le prisme de tikkoun olam – réparer le monde, déclare Tourgeman.

Les sept films seront projetés en version originale et sous-titrés en anglais et en hébreu.

L’intégralité du programme du festival et les billets sont à retrouver sur le site de la Cinémathèque de Jérusalem.

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