Le gouvernement approuve les nominations de Smotrich et Peretz
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Le gouvernement approuve les nominations de Smotrich et Peretz

Gantz a demandé à Netanyahu de ne pas nommer le ministre Smotrich au cabinet de sécurité, qualifiant sa nomination de "négligence sécuritaire en échange d'une immunité juridique"

Rafi Peretz (à droite), président de l'Union des partis de droite, et Bezalel Smotrich, président de la faction Union Nationale, lors du lancement de la campagne électorale du parti en 2019, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Rafi Peretz (à droite), président de l'Union des partis de droite, et Bezalel Smotrich, président de la faction Union Nationale, lors du lancement de la campagne électorale du parti en 2019, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, les ministres ont approuvé par sondage téléphonique la nomination des deux principaux députés de l’Union des partis de droite comme ministres dans le gouvernement provisoire, plaçant officiellement Rafi Peretz en charge du ministère de l’Éducation et donnant à Bezalel Smotrich le portefeuille des Transports.

Smotrich a également été nommé membre du cabinet de sécurité de haut niveau, tandis que Peretz a reçu le statut d’observateur.

Le dirigeant de Kakhol lavan Benny Gantz a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ne pas nommer Smotrich au cabinet de sécurité, un radical qui a récemment demandé qu’Israël soit gouverné par la loi religieuse juive comme à l’époque biblique et qui a déclaré travailler pour Dieu, et non pour le Premier ministre.

« C’est de la négligence en matière de sécurité en échange d’une immunité juridique », a accusé Gantz. « La situation sécuritaire dans la région se détériore, et nous ne sommes qu’à deux doigts de nous lancer dans des combats que nous n’avons pas connus au Moyen-Orient depuis la guerre du Golfe. »

Le leader du parti Kakhol lavan Benny Gantz lors d’une rencontre de faction à la Knesset, le 12 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

M. Smotrich a déclaré qu’il insisterait pour que la législation rétablisse automatiquement l’immunité parlementaire des membres de la Knesset, afin de protéger M. Netanyahu des accusations pénales auxquelles il fait face.

L’Union des partis de droite est une alliance constituée du parti de droite HaBayit HaYehudi et des formations nationales religieuses de l’Union nationale et d’Otzma Yehudit, qui ont remporté cinq sièges à la Knesset sur 120 lors du scrutin du mois d’avril.

Smotrich avait déclaré qu’il rejoindrait la coalition de Netanyahu s’il recevait le portefeuille de la Justice. Mais Netanyahu a échoué à former un gouvernement et a fait dissoudre le parlement, organisant de nouvelles élections en date du 17 septembre.

Au début du mois, le Premier ministre avait limogé Ayelet Shaked, à la tête du ministère de la Justice, et Naftali Bennett, ministre de l’Education, dans un remaniement précédant les prochaines élections.

L’Union des partis de droite a lancé une campagne agressive pour s’adjuger la Justice et l’Education, estimant que les antécédents en droit de Smotrich faisaient de lui un candidat naturel pour la Justice et que les décennies de travail de Peretz dans l’Education justifiaient sa présence à la tête du ministère.

Mais après les remarques controversées de Smotrich appelant à ce qu’Israël soit régi par la loi juive, Netanyahu a fait appel au loyaliste Amir Ohana du Likud pour le poste de la Justice, provoquant la colère de l’Union des partis de droite. Les médias israéliens ont rapporté que Netanyahu ne voulait pas donner à Smotrich le portefeuille de la Justice, ou son deuxième choix, le ministère des Affaires de la diaspora, à cause de ses vues radicales.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en compagnie du député Amir Ohana lors d’une réunion du Likud à la Knesset, le 11 janvier 2016. (Miriam Alster/Flash90)

En désignant Ohana à la tête du ministère de la Justice – et en affirmant que ce poste ne serait pas intérimaire – Netanyahu a semblé signaler à l’Union des partis de droite que seul l’un des deux ministères réclamés par le parti serait disponible à l’issue du prochain scrutin du mois de septembre si le Likud devait l’emporter.

Suite à l’installation d’Ohana au ministère de la Justice, Peretz et Smotrich se sont querellés pour déterminer lequel des deux hommes mériterait le plus de siéger au ministère de l’Education – des chamailleries rapidement interrompues et qui se sont achevées par un serment d’unité.

Smotrich fait pression sur plusieurs factions de droite en faveur d’une alliance qui permettrait de participer aux élections sur une seule liste pour renforcer le nombre de sièges obtenus et mieux représenter l’ordre du jour nationaliste, avec notamment en vue l’annexion de la Cisjordanie.

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