Le groupe français Solabia rachète un fabricant d’algues basé au kibboutz Ketura
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Le groupe français Solabia rachète un fabricant d’algues basé au kibboutz Ketura

Fondé en 1998 et situé dans le désert Arava, Algatech est à la pointe de la recherche dans l'industrie des micro algues

Algatech, un cultivateur israélien de micro algues, est basé dans le Kibboutz Ketura dans le désert d'Arava dans le sud d'Israël. (Capture d'écran : YouTube)
Algatech, un cultivateur israélien de micro algues, est basé dans le Kibboutz Ketura dans le désert d'Arava dans le sud d'Israël. (Capture d'écran : YouTube)

Le Groupe Solabia, un fabricant français de produits naturels pour les industries du cosmétique, de la pharmacie et de la microbiologie, a fait l’acquisition d’Algatech, un cultivateur israélien de micro algues, qui est basé dans le Kibboutz Ketura dans le désert d’Arava dans le sud d’Israël.

Aucun détail financier n’a été révélé, même si le site financier Calcalist a estimé l’accord à environ 100 millions de dollars.

Fondé en 1998 et situé dans le désert Arava, Algatech est à la pointe de la recherche dans l’industrie des micro algues, et est l’une des rares entreprises au monde qui a réussi à obtenir une production à l’échelle commerciale avec des hauts niveaux, a déclaré Solabia dans un communiqué mercredi.

Les micro-algues sont des algues microscopiques que l’on trouve dans l’eau douce et la mer. Elles sont l’une des premières formes de vie et ont survécu pendant un milliard d’années, puisqu’elles peuvent s’adapter à des environnements particulièrement difficiles. Avec les bactéries, elles constituent la base de la chaine alimentaire.

Contenant presque tous les éléments nutritionnels de base pour la vie, les micro-algues sont reconnues comme l’une des sources durables à long-terme les plus prometteuses pour la nourriture, la santé, la chimie et d’autres produits.

Elles sont utilisées aujourd’hui pour des composants cosmétiques et des compléments alimentaires, mais elles ont aussi le potentiel de répondre au besoin d’une population croissante pour un approvisionnement en nourriture plus durable, et plus spécifiquement la demande croissante de sources véganes de protéines et de lipides à haute valeur, précisait le communiqué.

Il y a près d’un million d’espèces d’algues qui ont le potentiel d’être des sources valables de nutrition, avec des protéines, des omégas, des vitamines, des carotenoides et polysaccharide, mais seulement quelques-unes sont actuellement commercialisées.

L’équipe d’Algatech a développé des techniques pour cultiver les algues dans des tubes en verre comme dans une serre, un processus qui fonctionne entièrement avec de l’énergie renouvelable. Le climat aride et stable du désert, sa forte intensité en lumière tout au long de l’année, un air propre et non pollué sont cruciaux pour une production d’algue réussie et durable, a déclaré Algatech. Le processus vise à copier la processus naturel en utilisant de l’énergie solaire et des eaux usées recyclées, avec seulement de l’oxygène comme déchets.

Algatech exporte ses produits vers plus de 35 pays dans le monde qui opère dans des industries de la nutrition, des cosmétiques et de l’alimentaire.

Le rachat par Solabia aidera Algatech à développer sa croissance, même si l’entreprise a eu une croissance de revenus à deux chiffres ces dernières années.

« L’investissement stratégique de Solabia va soutenir la recherche continue d’Algatech dans la R&D et les développements de produits, mais aussi l’extension de ses capacités de production, permettant à l’entreprise de répondre à la demande mondiale en croissance pour des micro-algues », a déclaré le communiqué.

Algatech va devenir le fer de lance de la division nutrition de Solabie, a déclaré le communiqué.

L’entreprise d’investissement basée au Royaume-Uni Grovepoint Capital et la Fondation charitable JCA, qui étaient les investisseurs d’Algatech, vont vendre leurs parts, et le Kibboutz Ketura va garder une part minoritaire dans l’entreprise après l’accord, pouvait-on lire dans le communiqué.

Grovepoint a pris le contrôle de l’entreprise israélienne en 2013, à une valeur de 50 millions de dollars, a déclaré Calcalist.

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