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Le Jihad menace de reprendre les combats si Israël ne libère pas deux de ses membres

Dans des tracts lancés à Gaza, le groupe terroriste menace la reprise des violences si ses demandes ne sont pas satisfaites ; Israël voit une ouverture pour un accord avec le Hamas

Un tireur affilié au groupe terroriste palestinien du Jihad islamique défilant alors que des hommes portent le corps de Dirar al-Kafrayni, tué lors d'affrontements avec les troupes israéliennes dans la ville de Jénine en Cisjordanie, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Jénine, le 2 août 2022. (Crédit : Jaafar Ashitiyeh/AFP)
Un tireur affilié au groupe terroriste palestinien du Jihad islamique défilant alors que des hommes portent le corps de Dirar al-Kafrayni, tué lors d'affrontements avec les troupes israéliennes dans la ville de Jénine en Cisjordanie, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Jénine, le 2 août 2022. (Crédit : Jaafar Ashitiyeh/AFP)

Au lendemain de la conclusion d’un cessez-le-feu entre Israël et le Jihad islamique palestinien au terme de trois jours de conflit armé dans et autour de la bande de Gaza, le groupe terroriste a averti lundi qu’il pourrait reprendre les combats si Israël n’acceptait pas de libérer deux de ses membres.

Selon un reportage de la Douzième chaîne lundi, le Jihad a distribué des tracts aux résidents de l’enclave palestinienne, affirmant que ses combattants étaient prêts à reprendre le conflit si Israël ne libérait pas Bassam Al-Saadi, le chef des activités de l’organisation en Cisjordanie, et Khalil Awawdeh, qui fait actuellement une grève de la faim pour protester contre sa détention administrative par Israël.

Israël a refusé les demandes de libération de ces individus, jugeant que l’opération Aube offrait une occasion de négociation élargie avec le Hamas, ainsi qu’avec le Jihad, pour reprendre les négociations sur l’échange de prisonniers au point mort.

« Nous sommes tout à fait conscients de l’opportunité qui s’offre à nous et que nous ne voulons pas manquer », a déclaré un responsable israélien lors d’un point de presse, soulignant les tentatives en cours pour organiser le retour des prisonniers civils israéliens et des corps des soldats de Tsahal détenus par le Hamas, entre autres impératifs.

Le groupe terroriste Hamas détient deux Israéliens vivants – Avera Mengistu et Hisham al-Sayed – ainsi que les corps de deux soldats israéliens, Oron Shaul et Hadar Goldin. Le Hamas conserve leurs dépouilles comme monnaie d’échange depuis la guerre de 2014.

Au fil des ans, Israël et le Hamas ont tenu des pourparlers indirects pour tenter de parvenir à un accord d’échange de prisonniers. Un accord semblable conclu en 2011 pour libérer le soldat israélien Gilad Shalit qui était entre les mains du Hamas a abouti à la libération de 1 027 prisonniers sécuritaires palestiniens, dont beaucoup étaient des terroristes condamnés.

Des manifestants marchant avec une bannière montrant les visages du captif Avera Mengistu, et des soldats décédés Oron Shaul et Hadar Goldin arrivant au kibboutz Karmia, le 5 août 2022. (Crédit : Jack Guez/AFP)

L’arrestation d’Al-Saadi à Jénine la semaine dernière est considérée comme le déclencheur de la dernière vague de violence à Gaza.

Selon le reportage de la Douzième chaîne, le Jihad a demandé lundi aux habitants de Gaza, dans leurs tracts, de retirer les tentes de deuil et de se préparer à une éventuelle réescalade, après les trois jours de combats meurtriers.

Le chef du Jihad islamique palestinien, qui se trouve actuellement en Iran, a déclaré que le cessez-le-feu était subordonné à la libération des deux membres par Israël.

Bassem Saadi, chef du groupe terroriste palestinien Jihad islamique en Cisjordanie, est vu peu après son arrestation par les troupes israéliennes le 2 août 2022. (Crédit : Autorisation)

« Dès le début, nous avons insisté pour que les deux chefs soient libérés – le frère qui fait une grève de la faim, et Bassam Al-Saadi », a déclaré le chef du Jihad, Ziad Nakhaleh, dans une interview diffusée sur le réseau de télévision Palestine Today du Jihad.

Nakhaleh a déclaré qu’Israël avait accepté de libérer Awawdeh et Al-Saadi « avec des garanties égyptiennes explicites ».

« L’ennemi a essayé de procéder lentement pour accéder à cette demande, mais finalement, il a cédé à ces demandes, avec des garanties égyptiennes explicites – que notre frère le moudjahid Khalil Awawdeh ira à l’hôpital demain, avant de rentrer chez lui. Quant à Bassam Al-Saadi, nous avons reçu une promesse explicite, par écrit, que l’Égypte s’engage à donner suite à sa libération dans les plus brefs délais », a affirmé Nakhaleh.

Nakhaleh a déclaré que son organisation avait dit aux Égyptiens qu’Israël avait une semaine pour libérer les prisonniers, faute de quoi le cessez-le-feu serait annulé.

Israël n’a aucune intention de libérer les prisonniers avant terme, a appris le Times of Israel lundi.

Nakhaleh a ajouté que si Israël « ne se conforme pas aux exigences auxquelles il a souscrit, alors nous traiterons la situation comme s’il n’y avait pas de [cessez-le-feu] du tout, l’accord [de cessez-le-feu] sera considéré comme caduc … Nous n’hésiterons pas un instant à reprendre les combats », a-t-il déclaré.

Ziad Nakhaleh, chef du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique (Crédit : capture d’écran)

L’accord conclu sous médiation égyptienne, qui est entré en vigueur dimanche à 23 h 30, a mis fin à un conflit de trois jours qui a débuté vendredi par des frappes israéliennes causant la mort d’un haut commandant du Jihad islamique palestinien. Les terroristes palestiniens ont ensuite tiré environ 1 100 roquettes en direction du territoire israélien, tandis que l’armée israélienne a frappé des cibles du Jihad islamique et tué un autre haut dirigeant de cette organisation soutenue par l’Iran à Gaza.

Lazar Berman a contribué à cet article.

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