Le maire de Stains refuse de retirer une banderole à la gloire d’un leader de la 2e Intifada
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Le maire de Stains refuse de retirer une banderole à la gloire d’un leader de la 2e Intifada

Marwan Barghouthi, souvent comparé - à tort - à Nelson Mandela, a été condamné par Israël à la prison à vie

Le leader palestinien du Fatah Marwan Barghouthi escorté par la police israélienne (Crédit : Flash90)
Le leader palestinien du Fatah Marwan Barghouthi escorté par la police israélienne (Crédit : Flash90)

La justice française a ordonné lundi dernier le retrait d’une banderole de soutien à un terroriste palestinien, déployée au fronton de la mairie de Stains dans la région parisienne, au nom de la « neutralité des services publics », mais le maire communiste n’entend pas obtempérer.

« Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouthi, le Mandela palestinien », proclame la banderole contestée, qui représente cet ancien secrétaire général de l’organisation palestinienne Fatah menotté, faisant le V de la victoire.

Derrière les barreaux depuis son arrestation en 2002, condamné par Israël à la prison à vie, Marwan Barghouthi, l’un des leaders de la deuxième Intifada (2000-2005), est devenu pour les Palestiniens l’un « des symboles de la résistance à l’occupation israélienne ».

M. Barghouthi a été fait citoyen d’honneur de Stains, comme dans plusieurs autres villes communistes de la région parisienne.

Pour les autorités françaises, la décision d’apposer une telle banderole, « non justifiée par un intérêt local », constitue une intervention dans un conflit international « contraire au principe de neutralité des services publics » et « susceptible de porter atteinte à l’ordre public ».

Dans sa décision, la justice a suivi ces arguments.

« La banderole ne sera pas retirée », a répondu Azzedine Taïbi, maire communiste de Stains, en soulignant qu’elle est déployée depuis six ans sans « aucun trouble public ».

« C’est un combat pour la justice et l’égalité des peuples, un peu comme il y a plus de 25 ans le combat pour la libération de Nelson Mandela, traité alors par une partie de la classe politique française comme un terroriste », affirme le maire.

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