Rechercher

Le monde juif marque son premier jour sans otages à Gaza

Isaac Herzog, tout comme l'ambassadeur d'Israël à l'ONU ; les parents de l'otage assassiné Hersh Goldberg-Polin retirent le ruban adhésif qui compte les jours depuis le 7-Octobre

Un manifestant tient une pancarte représentant une colombe portant un ruban jaune, symbole de solidarité avec les otages pris par les terroristes dirigés par Hama lors de l'attaque du 7 octobre 2023, lors d'une manifestation appelant à leur libération devant le siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 4 janvier 2025. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
Un manifestant tient une pancarte représentant une colombe portant un ruban jaune, symbole de solidarité avec les otages pris par les terroristes dirigés par Hama lors de l'attaque du 7 octobre 2023, lors d'une manifestation appelant à leur libération devant le siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 4 janvier 2025. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Après 843 jours, les Juifs du monde entier ont rangé leurs rubans adhésifs, leurs rubans jaunes et leurs pin’s : le corps du dernier otage israélien retenu à Gaza a été rapatrié en Israël.

Lundi, le retour du corps du sergent-chef Ran Gvili a mis fin à une campagne de plus de deux ans visant à obtenir la libération des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023. Cette campagne a mobilisé les Juifs du monde entier, qui ont utilisé un vocabulaire visuel de symboles destinés à maintenir les otages dans la conscience collective et à faire pression sur le groupe terroriste palestinien pour qu’il les libère.

Si, en octobre, lorsque tous les otages encore en vie ont été relâchés, certains Juifs ont retiré ou réduit leurs affichages, d’autres ont affirmé qu’ils continueraient tant que le dernier otage ne serait pas rentré.

Aujourd’hui, ils retirent leurs symboles.

Le président Isaac Herzog a publié une vidéo dans laquelle on le voit retirer son pin’s symbolisant les otages. Mardi, l’horloge de la Place des Otages, à Tel Aviv, qui comptait les jours passés dans les geôles de Gaza, a été arrêtée.

Rachel Goldberg-Polin et Jon Polin, les parents de Hersh Goldberg-Polin, exécuté par ses geôliers, ont annoncé qu’ils ne porteraient plus le ruban adhésif qui marquait le nombre de jours écoulés depuis le 7-Octobre. Un symbole qu’ils avaient popularisé.

« En solidarité avec toutes les familles qui ont dû enterrer des êtres chers depuis le 7 octobre 2023, nous retirons notre ruban et nous prions pour trouver du réconfort… pour nous tous », ont-ils indiqué sur Instagram.

Le retour du corps de Ran marque la fin d’une période de profonde souffrance pour les Israéliens et les Juifs du monde entier. Il marque également le début d’une nouvelle phase dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur début octobre 2025. Cette situation soulève la question de savoir si les liens entre les Juifs d’Israël et ceux de la Diaspora auraient souffert sans la question des otages, qui les a unis.

L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danon, a également retiré son pin’s jaune, accusant l’ONU d’alimenter l’antisémitisme lors d’un discours prononcé à l’Assemblée générale à l’occasion de la Journée inde commémoration de l’Holocauste.

« Le temps des discussions est révolu. L’heure est désormais à l’action. Ces dernières années, nous avons entendu de nombreuses mises en garde depuis cette tribune concernant la montée de l’antisémitisme, les mensonges dangereux et la façon dont la haine commence avec le langage », a déclaré Danon.

« Si ces avertissements sont justifiés, ils sonnent creux lorsqu’on laisse les mensonges qui alimentent l’antisémitisme se répandre, notamment ici, dans ce bâtiment, à l’ONU. Lorsque de faux récits sont martelés dans cette salle, ils n’y restent pas. Ils se propagent à travers le monde, frappés du sceau de l’ONU. Ils se transforment en croyances, puis en haine. »

Danon a cité les accusations de « génocide » contre Israël et a mentionné Tom Fletcher, sous-secrétaire général des Nations unies aux affaires humanitaires, qui avait lancé l’an dernier une accusation infondée selon laquelle 14 000 bébés étaient menacés de mort immédiate à Gaza.

« La haine ne se propage pas d’elle-même. Elle est encouragée, légitimée, on lui confère une autorité, et ce, en particulier ces deux dernières années. Cette institution, l’ONU, a échoué à ce test », a-t-il ajouté.

« Trop nombreux sont ceux qui, dans ce bâtiment, ont cédé sous la pression de médias partiaux, d’une propagande mensongère et de campagnes antisémites. Ne répétez pas cet échec, ne renoncez pas à la clarté morale pour des gains politiques, n’attendez pas que les mots se transforment en sang. ‘Plus jamais ça’ demande une action, mais pas demain, pas dans un an. ‘Plus jamais ça’, c’est maintenant », a-t-il poursuivi.

Danon a établi un parallèle entre le génocide nazi et la haine des Juifs prônée par le Hamas.

« Le Hamas et les nazis sont animés par la même haine et la même intention : assassiner les Juifs », a-t-il souligné.

« Mais la réalité d’aujourd’hui est différente de celle de 1941. Aujourd’hui, nous avons détruit et arrêté la machine terroriste du Hamas. »

« Nous avons montré que le peuple juif n’est plus sans défense. Aujourd’hui, nous avons notre propre armée : les soldats de l’armée israélienne », a-t-il clamé sous les applaudissements.

L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Danny Danon, retire son pin’s représentant un otage lors de l’Assemblée générale à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, le 27 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UN Web TV)

« Ce sont les petits-enfants des survivants de la Shoah et des fondateurs de notre nation, qui se lèvent aujourd’hui fièrement pour assurer la survie du peuple juif. »

Eylon Levy, un influenceur pro-Israël et ancien porte-parole du gouvernement, dont la notoriété a augmenté pendant la guerre, a annoncé qu’il retirait son pin’s mais qu’il le garderait dans sa poche, sans le mettre complètement de côté.

Selon lui, les conditions dans lesquelles la guerre a pris fin, avec un Hamas toujours armé et en contrôle d’une grande partie de Gaza, signifient que ce pin’s pourrait encore s’avérer utile, évoquant le cas des prisonniers palestiniens emprisonnés pour atteinte à la sécurité et libérés en échange des otages.

« La crise des otages du 7-Octobre est terminée, mais elle ne sera pas la dernière », a-t-il ajouté.

« Nous avons libéré les preneurs d’otages de demain. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.