Le nombre de cas COVID-19 toujours en baisse après le premier seder de Pessah
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Le nombre de cas COVID-19 toujours en baisse après le premier seder de Pessah

Une responsable de la Santé recommande toutefois vivement la prudence, notant le risque posé par les variants et les enfants non-vaccinés

Photo d'illustration : Une famille israélienne fête Pessah au Moshav Yashresh, le 27 mars 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Photo d'illustration : Une famille israélienne fête Pessah au Moshav Yashresh, le 27 mars 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a continué à chuter pendant le week-end alors que les Israéliens ont commencé à fêter Pessah, la première grande fête avec Pourim depuis l’allègement du confinement permis par le succès de la campagne de vaccination.

Toutefois, une éminente responsable de la Santé a vivement recommandé la prudence aux citoyens, avertissant que plusieurs millions d’Israéliens n’avaient pas encore été vaccinés et que de nouveaux variants pouvaient encore faire leur apparition.

Selon les chiffres du ministères de la Santé, 229 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés dans la journée de samedi et 71 depuis la première heure de dimanche, portant le nombre de cas enregistrés au sein de l’État juif depuis le début de la pandémie à 831 906.

Le bilan total des décès, depuis l’apparition de la maladie dans le pays, s’élève à 6 183. Cinq personnes ont succombé à une forme grave de la COVID-19 samedi et deux dimanche.

Le nombre de cas actifs a aussi chuté pour atteindre les 9 608. 468 personnes sont actuellement dans un état grave, dont 212 placées sous respirateur.

Le ministère a indiqué que 16 841 tests avaient été effectués samedi, avec un taux de positivité évalué à 1,4 %. Le nombre de dépistages est toujours plus bas pendant le week-end et pendant les fêtes.

Le ministère de la Santé a aussi précisé que 5 220 509 Israéliens avaient reçu au moins une dose de vaccin, et que 4 710 716 avaient bénéficié des deux.

Cette baisse constante de la morbidité, depuis le pic de la troisième vague de l’épidémie du mois de janvier, survient grâce à une campagne de vaccination contre le coronavirus unique au monde qui a permis, ces dernières semaines, d’alléger les restrictions qui avaient été imposées aux commerces, aux rassemblements et aux écoles.

Certaines limitations ont tout de même régi la fête de Pessah – qui a débuté samedi soir. Les Israéliens ont eu le droit de se regrouper à 20 personnes maximum à l’intérieur et à 50 personnes à l’extérieur. Les autorités ont permis aux restaurants, aux musées, aux hôtels, aux théâtres et aux stades de rouvrir leurs portes – avec quelques restrictions – pour toutes celles et ceux qui ont été vaccinés ou qui ont guéri du coronavirus.

Ce sont près de 130 000 Israéliens qui ont afflué dans les parcs et dans les réserves naturelles pour la fête, dimanche.

Un couple marche sur une île de sel qui s’est formée sur la mer Morte à Ein Bokek, le 27 mars 2021. (Crédit : Emmanuel Dunand/AFP)

Malgré ces chiffres encourageants, une responsable de la Santé a appelé à la prudence, notant que les enfants n’étaient pas encore vaccinés et qu’il n’y avait pas encore suffisamment de données permettant d’analyser les infections et la propagation du virus chez les personnes ayant été immunisées.

Sharon Alroy-Preis, à la tête du département de la Santé publique au sein du ministère de la Santé, a déclaré devant les caméras de la Douzième chaîne que 99 % des Israéliens vivaient dans des communautés « vertes » ou « jaunes » – où le taux d’infection est bas, selon le système dit « de signalisation ».

Elle a ajouté que le ministère réfléchissait actuellement à la possibilité de ne plus imposer le port du masque à l’extérieur, après une suggestion allant dans ce sens du responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Nachman Ash.

Alroy-Preis a toutefois averti du risque de nouvelles contaminations, en rappelant le nombre de personnes non-vaccinées – 2,5 millions d’enfants et un million d’autres – et le risque posé par l’entrée de nouveaux variants dans le pays.

« La situation est vraiment favorable et il est important de protéger cette réussite », a-t-elle insisté.

La Douzième chaîne a fait savoir que l’étude à grande échelle portant sur le séquençage des génomes qui a été réalisée par le ministère de la Santé n’avait pas permis de détecter des variants résistant au vaccin.

D’autres études pour contrôler ces conclusions sont prévues, a noté le reportage.

Sharon Alroy-Preis, cheffe de la division de santé publique au sein du ministère de la Santé. (Porte-parole de la Knesset)

Les ministres du gouvernement devaient voter l’approbation d’une enveloppe de dépenses liées au coronavirus à hauteur de milliards de shekels au cours de la réunion hebdomadaire de cabinet, lundi – mais la rencontre a été annulée à cause des désaccords entre le parti du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et Kakhol lavan, de Benny Gantz, portant sur la nomination d’un ministre de la Justice permanent.

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