Le pape François exprime sa préoccupation face à la hausse des actes antisémites
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Le pape François exprime sa préoccupation face à la hausse des actes antisémites

"Ce n’est ni humain, ni chrétien : les Juifs sont nos frères !", a-t-il exprimé lors de sa catéchèse hebdomadaire place Saint-Pierre au Vatican

Le pape François participe à une messe en plein air au parc Santakos à Kaunas le 23 septembre 2018, lors de sa tournée en Lituanie et dans d'autres pays baltes. (Crédit : AFP / Vincenzo PINTO)
Le pape François participe à une messe en plein air au parc Santakos à Kaunas le 23 septembre 2018, lors de sa tournée en Lituanie et dans d'autres pays baltes. (Crédit : AFP / Vincenzo PINTO)

Ce mercredi, place Saint-Pierre au Vatican, le pape François a exprimé sa préoccupation face à la hausse des actes antisémites à travers le monde, a rapporté la radio RFI.

Lors de sa catéchèse hebdomadaire, le souverain pontife a commenté un passage des Actes des Apôtres dans lequel l’empereur romain Claude décide d’expulser tous les Juifs de Rome.

« J’aimerais faire une parenthèse… Le peuple juif a tant souffert dans l’histoire : Ils ont été chassés, persécutés, a-t-il déclaré. Et, au cours du siècle dernier, nous avons vu tant, tant de brutalités qu’ils ont faites au peuple juif et nous étions tous convaincus que c’était fini. Mais aujourd’hui, l’habitude de persécuter les Juifs commence à renaître ici et là. »

« Ce n’est ni humain, ni chrétien : les Juifs sont nos frères ! », a-t-il exprimé.

Comme en France et ailleurs en Europe et dans le monde, les actes antisémites ont connu une hausse ces dernières années en Italie.

Liliana Segre, survivante de la Shoah, s’entretient avec de jeunes étudiants à l’occasion d’une commémoration de la Shoah, au théâtre Arcimboldi à Milan, Italie, le 24 janvier 2018. (AP Photo/Luca Bruno)

Récemment, Liliana Segre, survivante italienne de la Shoah âgée de 89 ans et sénatrice à vie, a rapporté être victime de 200 messages antisémites par jour.

Suite à ces révélations, elle avait demandé la création d’une commission parlementaire pour combattre la haine, le racisme et l’antisémitisme, qui a été votée par le Sénat.

Début novembre, les partis italiens de droite ont refusé de soutenir la formation de cette commission.

Le dirigeant de la Ligue du nord et sénateur Matteo Salvini avait anticipé cette prise de position assurant être « contre le racisme, la violence et l’antisémitisme, sans réserve, mais refuser les bâillons et les Etats policiers nous ramenant à Orwell ».

Composée de 25 parlementaires, la Commission « Segre » aura un rôle d’observation, d’étude et de contrôle des actes d’intolérance, de racisme et l’incitation à la haine et à la violence contre des individus ou des groupes sociaux sur la base de critères comme l’ethnie, la religion, l’orientation ou l’identité sexuelle.

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