Le Pape François rencontre une délégation de l’ADL et condamne l’antisémitisme
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Le Pape François rencontre une délégation de l’ADL et condamne l’antisémitisme

Le Vatican affirme que le sentiment anti Juif est très répandu mais qu’il est ‘complètement contraire aux principes chrétiens’

Le pape François pendant la bénédiction "Urbi et Orbi", au balcon central de la basilique Saint-Pierre du Vatican, le 25 décembre 2015. (Crédit : Franco Origlia/Getty Images via JTA)
Le pape François pendant la bénédiction "Urbi et Orbi", au balcon central de la basilique Saint-Pierre du Vatican, le 25 décembre 2015. (Crédit : Franco Origlia/Getty Images via JTA)

Le pape François a dénoncé jeudi l’antisémitisme « généralisé » lors d’une rencontre avec une délégation de la Ligue Anti-Diffamation.

François a rencontré le groupe au Vatican, selon la radio du Vatican.

« Malheureusement, l’antisémitisme, que je dénonce de nouveau sous toutes ses formes comme étant totalement contraire aux principes chrétiens et à toute vision digne de la personne humaine, est encore répandu aujourd’hui », a déclaré François, selon une transcription de ses propos publiés par le Vatican.

Le pape a également réitéré une déclaration publiée à l’occasion du 50e anniversaire du Nostra Aetate, la déclaration historique sur les relations entre catholiques et juifs de 1965, selon laquelle l’église « se sent particulièrement obligée de faire tout ce qui est possible avec nos amis juifs pour repousser les tendances antisémites ».

Dans une série de tweets, le dirigeant de l’ADL Jonathan Greenblatt a déclaré que la rencontre a été à la fois significative et puissante.

Le pape a évoqué sa visite de l’année dernière à Auschwitz, en disant : « il n’y a pas de mots ou de pensées adéquates face à de tels horribles cruautés et péchés. Il y a la prière, afin que Dieu puisse avoir pitié et que de telles tragédies ne se reproduisent jamais ».

Le Pape François a visité l’ancien camp de la mort nazi lors d’un voyage de quatre jours en juillet 2016 en Pologne pour marquer la Journée mondiale de la Jeunesse de l’Église catholique. Il a choisi de ne pas y faire un discours ou une déclaration publique, mais a plutôt passé sa visite dans une prière silencieuse.

Il avait déclaré après sa visite qu’il avait senti les âmes de ceux qui avaient été assassinés.

« Le grand silence de la visite à Auschwitz-Birkenau a été plus éloquent que n’importe quel mot qui aurait pu être prononcé », avait-il déclaré quelques jours plus tard, lors de son audience publique hebdomadaire au Vatican.

« Dans ce silence, j’écoutais : je sentais la présence de toutes les âmes qui sont passées par ce lieu. J’ai ressenti la compassion, la miséricorde de Dieu, que seules quelques âmes saintes pouvaient amener même dans cet abîme », a-t-il confié.

Le pape François sort de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz, à Oswiecim, en Pologne, le 29 juillet 2016. (Crédit : Janek Skarzynski/AFP)
Le pape François sort de l’ancien camp de la mort nazi d’Auschwitz, à Oswiecim, en Pologne, le 29 juillet 2016. (Crédit : Janek Skarzynski/AFP)

« Dans ce grand silence, j’ai prié pour toutes les victimes de la violence et de la guerre. Et là, en ce lieu, j’ai réalisé plus que jamais à quel point la mémoire est précieuse, non seulement comme un témoignage d’événements passés mais aussi de la responsabilité pour aujourd’hui et demain, que la semence de la haine et de la violence ne soit pas autorisée à prendre racine dans les sillons de l’histoire ».

La visite d’Auschwitz, a déclaré le pape, lui a permis de prier pour la résolution des maux du monde d’aujourd’hui.

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