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Le plus ancien dessin de fantôme trouvé sur une tablette babylonienne

Retrouvant, dans ses coffres, une tablette en argile vieille de 3 500 ans, un chercheur du British Museum a découvert un fantôme "misérable" emmené dans l'au-delà par une amante

Un esprit emmené dans l'au-delà par une femme sur une tablette en argile de l'ère babylonienne. (Capture d'écran / Youtube/Archaeology Now)
Un esprit emmené dans l'au-delà par une femme sur une tablette en argile de l'ère babylonienne. (Capture d'écran / Youtube/Archaeology Now)

Le plus vieux dessin de fantôme connu aurait été découvert sur une vieille tablette en argile de l’ère babylonienne au British Museum.

Selon un article paru samedi dans le Guardian, cet esprit barbu emmené dans l’au-delà par une « amante », dessiné sur une tablette d’argile vieille de 3 500 ans, a été identifié par les chercheurs qui l’ont retrouvé dans les coffres du musée. La tablette y avait été placée au 19e siècle.

Cet « objet absolument spectaculaire » avait sombré dans l’oubli jusqu’à une date récente, a expliqué le docteur Irving Finkel, conservateur au département du Moyen-Orient au British Museum, au site d’information.

Selon Finkel, la tablette appartenait à un exorciste. A l’arrière se trouvent des instructions détaillant la manière de se débarrasser des esprits non-désirés.

Sur le devant de la tablette cassée par endroits, le fantôme marche, les bras tendus et les poignées liées par une corde tenue par une femme.

« C’est à l’évidence un fantôme de sexe masculin et il apparaît misérable. On peut imaginer un fantôme grand, mince, barbu qui hante une maison, jouant avec les nerfs de ses habitants. L’analyse finale, c’est que ce fantôme avait besoin de rencontrer une femme qu’il aime », continue Finkel.

Le texte qui accompagne les détails du rituel susceptible de renvoyer définitivement l’esprit dans l’au-delà, à l’arrière de la tablette, se termine par une mise en garde : « Ne regardez pas derrière vous ! »

« Qu’on puisse imaginer se débarrasser d’un fantôme en lui donnant une femme est très drôle », a-t-il commenté auprès du Guardian.

Finkel a noté qu’il pensait que cette tablette devait figurer « dans la bibliothèque de magie d’un exorciste ou encore dans un temple ».

Si la tablette n’avait jamais été exposée au public par le musée, Finkel a déclaré au Guardian espérer remédier à cela. « Je veux que les gens apprennent à connaître cette culture. C’est l’Égypte qui l’emporte toujours à Hollywood. Si le royaume des morts babylonien ressemble à ce qui est décrit, alors les esprits sont tous encore là. Souvenez-vous en bien », ajoute-t-il, amusé.

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