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Le portrait du policier Ahmed Merabet dégradé à Paris, le préfet porte plainte

L'inscription "bicot", écrite au marqueur noir sur le front du portrait du policier, tué après l'attaque contre "Charlie Hebdo" en 2015, a été découverte mardi matin

Hommage rendu à Ahmed Merabet, le 10 janvier 2015. (Crédit : AFP)
Hommage rendu à Ahmed Merabet, le 10 janvier 2015. (Crédit : AFP)

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a annoncé mardi porter plainte après la découverte de l’inscription raciste « bicot » sur le portrait au pochoir du policier Ahmed Merabet, froidement assassiné par l’un des frères Kouachi en janvier 2015.

« Le préfet de Police dépose plainte contre les individus qui ont souillé la plaque commémorative de notre collègue, le policier Ahmed Merabet, tué par des terroristes lors de l’attentat de #CharlieHebdo », a tweeté la préfecture de police.

L’inscription, écrite au marqueur noir sur le front du policier, a été découverte dans la matinée.

L’œuvre, réalisée par le street-artiste C215, trône sur un boîtier électrique du boulevard Richard Lenoir (XIe), à l’endroit où le policier a été tué à bout portant le 7 janvier 2015, quelques minutes après l’attaque de l’hebdomadaire Charlie Hebdo.

« Ce type de propos putride sur le portrait fraîchement restauré d’Ahmed Merabet, à l’emplacement même de son assassinat, montre bien le climat qui règne actuellement en France, celui d’un racisme décomplexé. Je vais aller effacer… », a réagi Christian Guémy, alias C215, sur son compte Instagram.

« Ahmed Merabet. Fonctionnaire de Police, français, musulman, mort pour la France. Mais pour certains, il restera un ‘bicot’. Pourtant, il a fait plus pour son pays que jamais ne le feront de toutes leurs vies réunies les immondices qui viennent d’agonir son nom et son visage », a réagi Linda Kebbab, déléguée nationale d’Unité-SGP FO, sur sa page Facebook.

En juillet 2020, le préfet de police avait déjà porté plainte lorsque la plaque officielle en mémoire d’Ahmed Merabet avait aussi été dégradée avec des inscriptions au marqueur vert : « oui », « d’acc » « mais encore ? », « les terroristes c’est eux ».

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