Le premier juge d’Afrique du Sud étrillé pour des propos pro-Israël
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Le premier juge d’Afrique du Sud étrillé pour des propos pro-Israël

Le Congrès national africain, au pouvoir depuis 1994, s'est dit "très préoccupé" par le soutien exprimé par Mogoeng Mogoeng en faveur de "l'Etat d'apartheid israélien"

Mogoeng Mogoeng (Crédit : domaine public)
Mogoeng Mogoeng (Crédit : domaine public)

Le très respecté président de la Cour constitutionnelle sud-africaine s’est attiré vendredi les critiques pour avoir tenu des propos jugés trop favorables à Israël, dans un pays extrêmement attaché à la cause palestinienne.

La polémique est née de la diffusion sur les réseaux sociaux des propos tenus par Mogoeng Mogoeng lors d’un récent échange vidéo organisé par le quotidien israélien Jerusalem Post, où il intervenait aux côtés du grand rabbin d’Afrique du Sud, Warren Goldstein.

« Je ne peux faire autrement, en tant que chrétien, que d’aimer et de prier pour Israël car je sais que ma haine ou celle de ma nation pour Israël ne pourrait qu’attirer de graves calamités sur ma nation », y a-t-il déclaré.

Mogoeng Mogoeng a également regretté le soutien viscéral de son pays aux Palestiniens depuis la chute officielle du régime sud-africain de l’apartheid en 1994.

« Nous nous refusons (ainsi) une merveilleuse opportunité de changer la donne dans le conflit israélo-palestinien », a regretté le chef de la plus haute instance judiciaire sud-africaine. « Nous savons pourtant ce qu’est une nation en guerre avec elle-même », a-t-il ajouté.

L’Etat hébreu est accusé d’avoir entretenu des liens privilégiés avec le régime raciste blanc sud-africain d’avant 1994, notamment en lui livrant des armes malgré un embargo international.

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994, s’est dit « très préoccupé » par le soutien exprimé par Mogoeng Mogoeng en faveur de « l’Etat d’apartheid israélien ».

Le parti de la gauche radicale (EFF) a lui exigé qu’il retire aussitôt ses propos, dénonçant la politique à ses yeux « illégale, criminelle et génocidaire d’occupation » par Israël des territoires palestiniens.

Quant à l’ONG #Africa4Palestine, elle a porté plainte contre le président de la Cour constitutionnelle devant le conseil de la magistrature, en regrettant qu’il ait pris parti pour « le régime israélien oppresseur ».

Le juge Mogoeng s’est pour l’heure refusé à tout commentaire sur les propos qui lui sont reprochés.

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