Le prince Charles veut aller en Iran, être un « artisan de paix » au Moyen Orient
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Le prince Charles veut aller en Iran, être un « artisan de paix » au Moyen Orient

L'héritier du trône britannique salue le peuple "remarquable" de la République islamique alors que les liens se détériorent ; il prie pour la paix entre Israël et les Palestiniens

Le prince Charles de Grande-Bretagne visite l'enceinte de l'église de la Nativité le 24 janvier 2020 lors d'une visite à Bethléem en Cisjordanie. (HAZEM BADER / AFP)
Le prince Charles de Grande-Bretagne visite l'enceinte de l'église de la Nativité le 24 janvier 2020 lors d'une visite à Bethléem en Cisjordanie. (HAZEM BADER / AFP)

Le prince Charles de Grande-Bretagne veut se rendre en Iran, a déclaré l’héritier du trône dans une interview publiée dimanche, dans laquelle il se décrit également comme un « artisan de la paix » en parlant du conflit israélo-palestinien.

« Oui, évidemment, je voudrais aller en Iran », a déclaré Charles au Sunday Times la semaine dernière en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, avant de s’envoler pour Israël afin de participer à un grand rassemblement de dirigeants mondiaux à Jérusalem pour commémorer les victimes de la Shoah.

« Je sais que l’Iran a été une partie si importante du monde pendant tant de siècles et a tant contribué dans le domaine des connaissances humaines, de la culture, de la poésie, de l’art », a ajouté le prince. « Je veux dire, des gens vraiment remarquables. Et j’ai toujours été fasciné par la culture, l’architecture et l’artisanat islamiques depuis longtemps ».

Les relations entre Téhéran et Londres sont historiquement mauvaises, la République islamique assimilant la Grande-Bretagne aux États-Unis en représentant « l’impérialisme » et « l’arrogance ».

Elles se sont encore détériorées au début de ce mois après la brève arrestation par Téhéran de l’ambassadeur britannique, Rob Macaire, qui a participé à une veillée pour les victimes d’un incident au cours duquel des missiles iraniens ont abattu un avion de ligne, qui est devenu par la suite une manifestation contre le régime.

La justice iranienne a ensuite considéré Macaire comme « persona non grata », et Téhéran l’a fermement condamné. Des membres de la milice Basij loyaux au régime ont brûlé des figurines découpées de Macaire et les manifestants ont scandé « Mort à la Grande-Bretagne ». Macaire a ensuite quitté le pays dans des circonstances peu claires, le 15 janvier, pour ce qui a été décrit comme un « bref voyage » qui avait été planifié auparavant, selon le ministère britannique des Affaires étrangères. On ne sait pas s’il est retourné à Téhéran.

Des membres du Basij, une milice loyale au régime de la république islamique, brûlent une image en carton de l’ambassadeur britannique Rob Macaire aux côtés d’un Union Jack et du drapeau américain lors d’un mémorial pour les victimes de l’accident d’avion en Ukraine, à l’université de Téhéran, le 14 janvier 2020. (ATTA KENARE / AFP)

Le sort de la citoyenne irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, détenue par la République islamique depuis 2016 pour espionnage, est également préjudiciable à ces relations.

« Inch’Allah »

Dans son interview, le prince Charles a également exprimé l’espoir d’une paix entre Israël et les Palestiniens.

« J’ai passé une grande partie de ma vie à essayer de rassembler les gens », a-t-il déclaré. Lorsqu’on lui a demandé s’il se considérait comme un artisan de la paix, il a répondu : « J’essaie. Je préfère être un artisan de la paix ».

« Je pense que la chose la plus importante [dans la région] est une paix juste et durable », aurait-il déclaré. « Oui, je prie. Je prie très fort tout le temps ».

Le Times a déclaré qu’il avait terminé ce commentaire par le mot arabe « Inch’Allah » (si Dieu le veut).

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