Le Quartette étudie les initiatives française et égyptienne
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Le Quartette étudie les initiatives française et égyptienne

Les Palestiniens plaident pour des discussions sous égide internationale, tandis que les Israéliens prônent, comme les Américains, des négociations directes

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry (2e g) parle au cours d'une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (R) et d'autres membres du Quatuor sur le Moyen-Orient le troisième jour de la 51e Conférence sur la sécurité de Munich (MSC) à Munich - le 8 Février, 2015. (Crédit : AFP PHOTO / POOL / JIM WATSON)
Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry (2e g) parle au cours d'une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (R) et d'autres membres du Quatuor sur le Moyen-Orient le troisième jour de la 51e Conférence sur la sécurité de Munich (MSC) à Munich - le 8 Février, 2015. (Crédit : AFP PHOTO / POOL / JIM WATSON)

Le Quartette sur le Proche-Orient, qui regroupe les Nations unies, les Etats-Unis, la Russie et l’Union européenne, a indiqué vendredi avoir étudié les initiatives de la France et de l’Egypte pour une relance du dialogue israélo-palestinien totalement bloqué.

Le Quartette s’est réuni en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York en présence du secrétaire général Ban Ki-moon, du secrétaire d’Etat américain John Kerry et de ses homologues russe et européenne, Sergueï Lavrov et Federica Mogherini.

Ils « ont été rejoints en seconde partie de réunion par les ministres des Affaires étrangères égyptien et français (Sameh Choukri et Jean-Marc Ayrault) pour qu’ils les informent de leur travail en faveur de la paix au Proche-Orient », a précisé le Quartette dans un communiqué.

« Tous ont convenus de l’importance de poursuivre une étroite coordination de tous les efforts afin d’atteindre l’objectif commun d’une solution à deux Etats », israélien et palestinien.

En mai, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays avait été en 1979 le premier Etat arabe à signer un accord de paix avec l’Etat hébreu, s’était dit prêt à aider à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, au point mort depuis avril 2014.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'exprime devant la 71e Assemblée générale des Nations unies; à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’exprime devant la 71e Assemblée générale des Nations unies; à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

John Kerry, qui fut le dernier médiateur malheureux au Proche-Orient et qui entretient de bonnes relations avec le président Sissi, a toujours semblé accueillir cette initiative du Caire avec bienveillance.

En revanche, la diplomatie américaine paraît plus circonspecte sur le projet de Paris qui travaille depuis des mois à l’organisation d’une conférence internationale avant la fin 2016.

Les Palestiniens plaident depuis longtemps pour des discussions sous égide internationale. Les Israéliens prônent, comme les Américains, des négociations directes.

« C’est vrai, j’ai écouté les discours (du président de l’Autorité palestinienne) Mahmoud Abbas (et du Premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu (à l’Assemblée générale de l’ONU). On ne peut pas dire que les points de vue se sont rapprochés », a constaté le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, lors d’une conférence de presse.

Il a répété que Paris comptait organiser « d’ici la fin de l’année une conférence internationale en présence des parties ».

Dans un rapport publié fin juin, le Quartette avait exhorté Israël et les Palestiniens à renoncer respectivement à la construction dans les implantations et à la violence du terrorisme palestinien, qui minent selon lui les chances de la paix et d’une solution à deux Etats.

Les deux camps en avaient aussitôt critiqué les conclusions.

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