Le scandale du casher à l’université de Toronto, digne du « théâtre de l’absurde »
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Le scandale du casher à l’université de Toronto, digne du « théâtre de l’absurde »

Pour le président des Directeurs d'université israéliennes, présenter la nourriture casher comme "pro-Israël" révèle que le BDS veut restreindre les libertés des Juifs religieux

L'université de Toronto (Crédit : Nat/Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 via JTA)
L'université de Toronto (Crédit : Nat/Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 via JTA)

JTA — Les dirigeants de sept universités israéliennes ont fait part de leur colère à l’égard d’un syndicat étudiant de l’Université de Toronto au Canada qui a amalgamé nourriture casher et soutien pour Israël.

« Alors que nous pensions avoir tout vu en ce qui concerne la montée de l’antisémitisme déguisé en anti-sionisme dans les universités, un syndicat de l’université de Toronto a porté ce théâtre de l’absurde vers de nouveaux sommets en qualifiant la nourriture casher de ‘pro-Israël' », a dénoncé dans un communiqué Ron Robin, le président du Comité des directeurs d’universités israéliennes, également président de l’Université de Haïfa.

En réponse à un étudiant juif du troisième cycle qui avait demandé par courriel au syndicat de soutenir officiellement la campagne sur l’introduction de produits cashers, un commissaire de l’organisation avait suggéré que le comité exécutif de son syndicat pourrait être réticent à l’idée de transmettre cette requête à son conseil d’administration, dans la mesure où Hillel est « pro-Israël » et qu’un tel soutien irait « à l’encontre de la volonté des adhérents ».

Le syndicat avait ensuite présenté ses excuses d’avoir « non intentionnellement blessé la communauté juive ».

Ron Robin (Crédit : autorisation)

Le syndicat Graduate Student Union avait voté en 2012 son soutien au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) anti-israélien.

« Qualifier la nourriture casher de ‘pro-israélien’ illustre jusqu’où le mouvement BDS est allé dans son véritable objectif — restreindre la liberté d’expression et de culte des Juifs, pas juste critiquer l’État d’Israël et ses politiques », a déploré Ron Robin.

Le comité est composé des présidents, recteurs et directeurs-généraux des universités israéliennes.

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