L’Egypte adopte une loi pour la construction d’églises
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L’Egypte adopte une loi pour la construction d’églises

L'Egypte compte quelque 2 869 églises, pour une communauté copte qui représenterait près de 10 % des habitants de l'Egypte

La cathédrale copte d'Assouan avec vue sur le Nil en Egypte, en avril 2003. Illustration. (Crédit : CC-BY-SA-3.0, Michel Benoist)
La cathédrale copte d'Assouan avec vue sur le Nil en Egypte, en avril 2003. Illustration. (Crédit : CC-BY-SA-3.0, Michel Benoist)

Le Parlement égyptien a adopté mardi une loi régulant la construction d’églises, un texte qui est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté chrétienne copte, qui se plaint depuis des années de discriminations.

En Egypte, la construction d’églises a toujours été un calvaire pour la minorité copte orthodoxe, qui dénonce des procédures légales « insurmontables ».

Les Coptes se plaignent aussi de l’hostilité de certains musulmans conservateurs, qui s’opposent souvent à la présence de lieux de culte chrétiens dans leur village, notamment dans les régions rurales du sud et du centre du pays.

« Le Parlement a adopté à la majorité des deux-tiers le projet de loi présenté par le gouvernement pour la construction et la restauration des églises », a indiqué le Parlement sur son site.

« Comme les musulmans ont le droit de construire leurs mosquées, les chrétiens ont (désormais) le droit de construire leurs églises », a indiqué à l’AFP le député Omar Hamrouch, secrétaire du comité parlementaire en charge des questions religieuses.

Selon des statistiques officielles, l’Egypte compte quelque 2 869 églises, pour une communauté copte qui représenterait près de 10 % des quelque 90 millions d’habitants.

Dans les régions rurales et pauvres, les fidèles privés d’églises sont souvent contraints de prier dans leurs maisons et sont parfois attaqués par des voisins musulmans.

La nouvelle loi stipule que le gouverneur de province doit répondre sous quatre mois à toute demande de construction d’églises présentée par la communauté chrétienne, ont indiqué à l’AFP trois députés.

En cas de refus, le gouverneur doit motiver sa décision, et la communauté peut faire appel de cette décision devant la justice administrative.

La loi précise que « la superficie de l’église (…) doit convenir au nombre et aux besoins des citoyens de la communauté chrétienne et doit prendre en considération la croissance de la population », a précisé M. Hamrouch.

Mais cet article a fait débat car il est « trop vague et imprécis », déplore Mona Gaballah, affiliée au parti des Egyptiens libres, fondé par le richissime homme d’affaires copte Naguib Sawiris. « Quelle surface va-être accordée? Qui décide de la surface? », s’insurge la députée.

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