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L’émissaire américain « satisfait » par la réponse du Liban à sa demande de désarmer le Hezbollah

Tom Barrack a averti le Liban qu'il serait "laissé de côté" s'il ne rejoignait le camp du changement dans la région, prenant l'exemple de la Syrie qui a engagé un "dialogue" avec Israël

Une photo diffusée par le bureau de presse de la présidence libanaise le 7 juillet 2025 montre le président libanais Joseph Aoun (à droite) rencontrant l'envoyé américain Thomas Barrack (2e à droite) au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth. (Crédit : Présidence libanaise / AFP)
Une photo diffusée par le bureau de presse de la présidence libanaise le 7 juillet 2025 montre le président libanais Joseph Aoun (à droite) rencontrant l'envoyé américain Thomas Barrack (2e à droite) au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth. (Crédit : Présidence libanaise / AFP)

Un émissaire américain s’est déclaré lundi « satisfait » par la réponse des autorités libanaises à sa demande de désarmer le Hezbollah, groupe terroriste islamiste chiite soutenu par l’Iran, qui sort affaibli d’une guerre avec Israël, et a exhorté le Liban à suivre l’exemple de la Syrie qui a entamé le dialogue avec Israël.

« Je suis incroyablement satisfait de la réponse » des autorités libanaises, a déclaré à des journalistes Tom Barrack, à l’issue d’un entretien avec le président Joseph Aoun.

« C’est réfléchi, c’est mûrement considéré. Nous élaborons un plan pour aller de l’avant. Ce que le gouvernement nous a donné était quelque chose de spectaculaire », a-t-il dit, qualifiant de « très responsable » la position du Liban, dont l’a informé M. Aoun.

L’émissaire américain a souligné que le Hezbollah était aussi « un parti politique » et devait réaliser qu’il avait « un avenir » au Liban.

M. Barrack a par ailleurs averti le Liban qu’il serait « laissé de côté » s’il ne rejoignait le camp du changement dans la région, prenant l’exemple de la Syrie voisine qui a engagé selon lui un « dialogue » avec Israël.

« Le dialogue a commencé entre la Syrie et Israël, tout comme le dialogue doit être réinventé par le Liban », a-t-il dit.

Des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) circulant dans des véhicules blindés lors d’une patrouille le long de la frontière avec Israël, près du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, le 4 juin 2025. (Crédit : AFP)

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem avait affirmé dimanche que sa formation n’allait pas « capituler » ou rendre ses armes sous la menace.

Il avait ajouté que Israël devait d’abord appliquer l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre les deux parties en novembre 2024.

Depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah fin novembre 2024, les autorités libanaises affirment démanteler l’infrastructure armée du groupe terroriste soutenu par la République islamique. Mais Israël continue de mener des frappes sur des infrastructures liées au groupe terroriste chiite libanais, et reproche au pouvoir libanais de ne pas faire assez pour le désarmer.

Selon l’accord de cessez-le-feu, le Hezbollah doit se retirer au nord du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne.

Israël devait pour sa part, selon l’accord, retirer ses troupes du sol libanais, mais maintient cinq positions frontalières qu’il juge « stratégiques ».

Israël maintient sa position sur ces cinq points depuis le début du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024, qui a mis fin à plus d’un an d’hostilités initiées par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, dont deux mois de guerre ouverte, au cours desquels Israël a envoyé des troupes terrestres à travers la frontière nord.

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