Les 400 Israéliens les plus riches : 89 % d’hommes, plutôt quinquagénaires et de Tel Aviv
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Les 400 Israéliens les plus riches : 89 % d’hommes, plutôt quinquagénaires et de Tel Aviv

Le ministère des Finances a publié une étude sur les 400 citoyens les plus riches du pays, qui gagnent en moyenne 36,8 millions de shekels par an

Une Rolls Royce au port de Jaffa, à Tel Aviv, en novembre 2014. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Une Rolls Royce au port de Jaffa, à Tel Aviv, en novembre 2014. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le profil type du membre du club fermé des 400 citoyens israéliens « méga-riches » est le suivant : c’est un homme de 56 ans, vivant à Tel Aviv et doté d’un revenu de 36,8 millions de shekels par an.

Selon une étude publiée par le ministère des Finances, les « méga-riches » d’Israël ne constituent que 0.01 % de la population mais contribuent à 2,9 % du revenu total annuel du pays.

De plus, le revenu de 36,8 millions de shekels des « méga-riches » représente 290 fois le revenu moyen israélien qui s’élève à 126 900 shekels. Avant impôt, un « méga-riche » engrange 60 millions de shekels chaque année.

Le ministère des Finances n’a pas donné l’identité des personnes les plus riches du pays.

Sur ces 400 « méga-riches », 80 % vivent dans le centre d’Israël et 53 % à Tel Aviv.

Les luxueuses tours du quartier HaTzameret de Tel Aviv, le 22 septembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Les luxueuses tours du quartier HaTzameret de Tel Aviv, le 22 septembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Alors même que les femmes représentant 46 % de la main-d’œuvre israélienne, seuls 11 % des membres de ce Top 400 sont des femmes.

Pour les femmes de cette liste exclusive, le revenu annuel moyen s’établit à 33 millions de shekels par an, 12 % de moins que ce que génèrent les hommes « méga-riches » (avec 37 millions de shekels, en moyenne et par an), et ce même si dans la population générale les femmes gagnent en moyenne 65 % de moins que les hommes.

Contrairement à la majorité des Israéliens, qui tirent 92,3 % de leur revenu de leur salaire, de leur commerce ou de leur pension, les membres de ce club d’élite ne tirent que 8,2 % de leur revenus de ces même sources. Ainsi, 91,8 % de leurs revenus proviennent d’investissements financiers et de plus-values.

Même s’ils paient un impôt moyen qui s’élève à 10,2 millions de shekels par an – ce qui représente 400 fois la moyenne des Israéliens, qui est de 25 000 shekels d’impôts par an, et que cela représente aussi 4 % de la recette fiscale totale du pays – les « méga-riches » paient encore moins d’impôts par rapport à d’autres Israéliens favorisés, la majorité de leurs revenus n’étant pas soumis à des taux progressifs d’impôts sur le revenu, indique le rapport.

Le minimum pour intégrer ce club d’élite est un revenu annuel d’au moins 10,5 millions de shekels par an, précise le rapport.

Le ministère des Finances a fait savoir que l’étude est basée sur des données de l’Autorité fiscale israélienne. Elle a pour objectif de proposer une version israélienne de l’étude menée aux Etats-Unis par l’IRS (Internal Revenue Service), l’administration fiscale américaine, qui établit qui sont les 400 Américains les plus riches, une liste elle même inspirée du magazine Forbes qui recense les 400 personnalités les plus riches du monde.

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