Les actions d’une petite firme US travaillant sur le COVID-19 s’envolent
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Les actions d’une petite firme US travaillant sur le COVID-19 s’envolent

Sorrento Therapeutics a clamé qu'un anticorps développé par ses soins a montré une "inhibition à 100 %" du coronavirus dans des études pré-cliniques

Un travailleur de santé prélève du sang sur un malade pour un test d'anticorps à la COVID-19 au Volusia County Fairgrounds de DeLand, en Floride, le 5 mai 2020. (Crédit : AP Photo/John Raoux)
Un travailleur de santé prélève du sang sur un malade pour un test d'anticorps à la COVID-19 au Volusia County Fairgrounds de DeLand, en Floride, le 5 mai 2020. (Crédit : AP Photo/John Raoux)

Les actions d’une petite firme de biotechnologie américaine ont grimpé de 244 % vendredi, après l’annonce par la compagnie qu’un anticorps qu’elle a développé avait montré une « inhibition à 100 % » du virus de la COVID-19 dans les études pré-cliniques.

Sorrento Therapeutics, basé à San Diego, a indiqué chercher à mettre au point un « produit à base de cocktail d’anticorps » qui agirait comme un « bouclier de protection » contre l’infection à SARS-CoV-2, le coronavirus à l’origine de la COVID-19, et qu’il resterait efficace même en cas de mutation du virus.

Elle a précisé que son anticorps anti-SARS-CoV-2, le STI-1499, avait « complètement neutralisé » le virus avec une dose d’anticorps très basse en laboratoire, « ce qui en fait un candidat de choix pour des tests plus poussés et pour être développé ».

Suite à cette annonce, la valeur de Sorrento, sur le marché, est passée de 549 millions de dollars, jeudi, à 1,9 milliard de dollars, vendredi, selon un article du Markets Insider.

Sorrento a indiqué prévoir de demander une « évaluation prioritaire et un examen accéléré » de la part des régulateurs de manière à pouvoir mettre à disposition dans les meilleurs délais ce traitement potentiel. L’anticorps est actuellement testé en premier parmi plusieurs thérapies à base d’anticorps, a ajouté la firme.

« Notre anticorps STI-1499 montre un potentiel thérapeutique exceptionnel et il pourra potentiellement sauver des vies lorsqu’il aura reçu les approbations de régulation nécessaires », a commenté le directeur-général et président de Sorrento, le docteur Henry Ji, dans un communiqué de la compagnie.

Un certain nombre d’entreprises et d’organisations scientifiques développent actuellement des traitements possibles au COVID-19, avec des thérapies à base d’anticorps, des vaccins et des produits pharmaceutiques.

L’Institut israélien pour la recherche biologique, caché derrière les arbres et les broussailles et encerclé par des barbelés dans la ville israélienne de Ness Tziona, au sud de Tel Aviv, le 14 octobre 1998. (Crédit : AP Photo/Mark Levie)

Au début du mois, l’Institut de recherche biologique israélien avait expliqué être le premier dans le monde à atteindre trois objectifs majeurs en ce qui concernait un éventuel traitement : trouver un anticorps capable de détruire le virus, qui puisse cibler spécifiquement ce dernier et qui soit monoclonal – manquant des protéines susceptibles d’entraîner des complications chez les malades.

L’Institut, par nature très discret, avait averti que le médicament prendrait encore plusieurs mois avant de voir le jour. Ce laboratoire, placé sous l’autorité du ministère de la Défense et basé à Ness Ziona, avait dit travailler pour breveter cet anticorps.

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