Les cadets de Tsahal s’entraînent à prendre un village tenu par le Hezbollah
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Les cadets de Tsahal s’entraînent à prendre un village tenu par le Hezbollah

L'exercice s'est focalisé sur la coopération entre l'infanterie, les brigades blindées, l'armée de l'Air afin d'identifier et d'éliminer des menaces dans des zones urbaines

Des cadets de l'armée simulent la prise d'un village libanais à l'Ecole d'entraînement des officiers de Tsahal, en juin 2009. (Crédit : porte-parole de Tsahal)
Des cadets de l'armée simulent la prise d'un village libanais à l'Ecole d'entraînement des officiers de Tsahal, en juin 2009. (Crédit : porte-parole de Tsahal)

Cette semaine, les cadets de l’armée se sont entraînés à l’Ecole d’entraînement des Officiers de Tsahal à simuler la prise d’un village libanais tenu par le Hezbollah dans une future guerre avec le groupe terroriste.

L’exercice s’est focalisé sur la coopération entre l’infanterie, les brigades blindées, l’armée de l’Air et les soldats chargés de collecter des renseignements afin d’identifier et d’éliminer des menaces dans des zones urbaines, a rapporté la Douzième chaîne samedi.

L’exercice a aussi permis de simuler des batailles contre des cellules responsables de lancements de missiles et des combats souterrains dans des tunnels et des bunkers avec des ennemis cachés.

Dans un futur conflit, « nous n’entrerons pas dans chaque village », a déclaré le général Benny Aharon, qui supervise l’entraînement des blindés. « Nous choisirons les cibles que nous devons conquérir et nous frapperons ces lieux qui nous aideront à vaincre l’ennemi – les lieux qui constituent son centre de gravité ».

Il a dit que le défi principal était de frapper un ennemi qui était visible en surface seulement pendant de courtes périodes de temps. Selon lui, les cadets ont appris « à quoi ressemblera un futur champ de bataille et ce que l’on attend d’eux dans la guerre ».

Le mois dernier, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a prévenu que son groupe terroriste soutenu par l’Iran « annihilerait et détruirait » l’armée israélienne, si celle-ci entrait au Liban dans une future guerre.

« Israël veut une guerre ? Faisons la guerre. Les unités et brigades israéliennes qui oseront entrer dans le sud Liban seront annihilées et détruites en direct à la télévision devant le monde entier », a-t-il dit.

Les menaces sont typiques de la part du chef du groupe terroriste libanais dont l’organisation a combattu sa dernière guerre avec Israël en 2006.

Dans un discours du 22 avril, Nasrallah a affirmé que l’armée de terre israélienne n’était pas prête pour une offensive terrestre au Liban et que l’Etat juif ne pouvait plus remporter des victoires uniquement depuis le ciel.

« Les Israéliens disent que leurs forces terrestres ne sont pas prêtes. Toute attaque théorique israélienne nécessite une opération terrestre pour obtenir le but recherché. L’époque à laquelle l’armée de l’Air décidait de l’issue du combat est révolue ».

Nasrallah a déclaré qu’Israël était dissuadé par les prouesses militaires du Hezbollah.

« Nos capacités de combat au sol sont fortes, a-t-il dit, et Israël prend cela en compte. Israël a peur de s’embourber dans Gaza, alors même que Gaza est exposée de toutes parts, pourquoi donc oserait-il entrer au Liban ? »

Plus tôt cette année, le nouveau chef de l’armée de Terre de Tsahal a dit que le Hezbollah prévoyait toujours de mener une invasion surprise du nord d’Israël, malgré les récentes opérations israéliennes visant à mettre à jour et à détruire un large réseau de tunnels d’attaque transfrontaliers creusés par la milice.

Le général Yoel Strick, un ancien chef du Commandement du nord de Tsahal, a été nommé à la tête de l’armée de Terre en février, dans le contexte de critiques importantes de la part de certains départements du ministère de la Défense, selon lesquelles les soldats israéliens n’étaient pas prêts pour la guerre.

« Le Hezbollah prévoit toujours d’envahir la Galilée, a-t-il dit au site d’information Ynet dans un entretien. Bien sûr, nous ne laisserons pas cela se produire. Nous déjouerons ces plans ».

Déjà en décembre, Israël avait accusé le Hezbollah d’avoir creusé des tunnels transfrontaliers dans son territoire depuis le sud Liban. L’Etat juif avait lancé une opération pour détruire ces tunnels.

Selon l’armée israélienne, le Hezbollah avait prévu d’utiliser les tunnels pour enlever ou tuer des civils ou des soldats, et pour prendre une partie du territoire israélien en cas de conflit.

Plus tard le mois dernier, l’armée a terminé la destruction d’un tunnel d’attaque transfrontalier du Hezbollah depuis le Liban. L’armée a dit qu’il s’agissait du passage le plus grand et le plus sophistiqué techniquement creusé par le groupe terroriste soutenu par l’Iran. Ce tunnel a été localisé l’hiver dernier et étudié pendant plusieurs mois.

Selon l’armée israélienne, il s’agissait du tunnel « modèle » du Hezbollah – plus long, plus profond et avec des éléments plus avancés techniquement que les cinq autres tunnels transfrontaliers que l’armée a dit avoir mis à jour lors de l’opération Bordure protectrice. Celle-ci avait pour but de trouver et de détruire ces passages et elle s’est déroulée en décembre et en janvier.

Israël a combattu deux guerres au Liban, une en 1892 contre des groupes terroristes palestiniens, et une autre en 2006 contre le Hezbollah. L’Etat juif a aussi mené un certain nombre d’opérations de plus petite envergure.

Même si elle constitue un lieu de tensions, la frontière n’a pas été le théâtre d’affrontements importants depuis la fin de la guerre de 2006.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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