Les chefs des implantations quittent une réunion “positive”, sans toutefois trop de résultats
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Les chefs des implantations quittent une réunion “positive”, sans toutefois trop de résultats

Cette rencontre a eu lieu alors que l'administration civile avance des plans de construction considérés comme insuffisants par les habitants des implantations

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Les chefs des implantations posent pour une photo près du bureau du Premier ministre suite à leur rencontre avec Benjamin Netanyahu le 7 juin 2017. De gauche à droite, 2017.  le président du conseil régional de Gush Etzion Shlomo Neeman, le maire de Maale Adumim  Benny Kasriel, le président du conseil local de Beit El Shai Alon, le président du conseil de Yesha Avi Roeh, le maire de Karnei Shomron Yigal Lahav, le directeur général du conseil de Yesha Shiloh Adler,  le maire d'Elkana Asaf Mintzer, et le chef du conseil local de  Kiryat Arba  Malachi Levinger. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
Les chefs des implantations posent pour une photo près du bureau du Premier ministre suite à leur rencontre avec Benjamin Netanyahu le 7 juin 2017. De gauche à droite, 2017. le président du conseil régional de Gush Etzion Shlomo Neeman, le maire de Maale Adumim Benny Kasriel, le président du conseil local de Beit El Shai Alon, le président du conseil de Yesha Avi Roeh, le maire de Karnei Shomron Yigal Lahav, le directeur général du conseil de Yesha Shiloh Adler, le maire d'Elkana Asaf Mintzer, et le chef du conseil local de Kiryat Arba Malachi Levinger. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

Les chefs d’implantations ont quitté ce qu’ils ont qualifié de rencontre « positive » avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu mercredi après-midi. La rencontre était consacrée à l’état actuel des constructions dans les implantations, mais ils n’ont cité aucune avancée concrète.

Les chefs des conseils régionaux de Cisjordanie avaient demandé cette réunion au vu de ce qu’ils considèrent comme un nombre insuffisant de projets de construction tels qu’ils ont été avancés par le sous-comité de haute planification de l’Administration civile, mardi et mercredi.

S’adressant au Times of Israël suite à la rencontre, le chef du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a qualifié la session de « globalement positive avec une atmosphère détendue… Néanmoins, je dirais, en fin de compte et en tant que personne respectant énormément le Premier ministre que le changement réel surviendra par les actes et non par les paroles. »

Lorsqu’on lui a demandé si des éléments tangibles avaient été obtenus par les leaders pro-implantations lors de la réunion, le président du conseil régional du Gush Etzion, Shlomo Neeman, a admis qu’aucune concession n’avait été faite en leur faveur tout en ajoutant que « nous nous attendons à ce que ce soit le cas très vite. Je ne suis pas sûr que les choses aient changé par rapport à avant la réunion, mais ce qui a changé, c’est que nous l’avons écouté et qu’il nous a écoutés. »

Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, pendant la 14e conférence annuelle de l'association Besheva à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, pendant la 14e conférence annuelle de l’association Besheva à Jérusalem, le 12 février 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Se référant aux 2 500 logements qui ont été avancés par l’organe du ministère de la Défense chargé d’administrer les constructions en Cisjordanie, Neeman a déclaré dans un communiqué que « c’est absurde que [parmi les 2 500] il n’y ait aucune construction dans le Gush Etzion. Je comprends qu’il y a une pression internationale pour geler les constructions, mais le Premier ministre a des obligations envers les Israéliens. »

Une déclaration de l’organisation pro-implantations du Conseil de Yesha a également reconnu « une bonne rencontre, avec des suivis déjà prévus » mais son directeur-général Shilo Adler a ajouté que « la réunion survient à l’issue d’une période tendue qui n’est pas encore terminée ». De plus, le conseil a fait part de sa « déception » face au manque de mise en œuvre des plans de construction jusqu’à présent.

Parmi les plans avancés par le sous-comité de haute planification de l’Administration civile, mardi et mercredi, il y a 102 unités de logement pour la nouvelle implantation d’Amichai, établie pour les évacués de l’avant-poste illégal d’Amona.

Cette implantation approuvée par le gouvernement israélien serait la toute première reconnue officiellement depuis un quart de siècle.

Constructions dans l'implantation d'Efrat en Cisjordanie, le 26 janvier 2017. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Constructions dans l’implantation d’Efrat en Cisjordanie, le 26 janvier 2017. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Ces approbations surviennent alors que les Israéliens et les Palestiniens ont marqué les 50 ans de la guerre des Six Jours, lorsque Israël a conquis la Cisjordanie et Jérusalem Est.

De plus, 839 et 603 logements respectivement ont été également approuvés par le sous-comité pour les implantations d’Ariel et de Maale Adumim. Enfin, l’organe du ministère de la Défense a donné son feu vert à la construction de 255 nouvelles unités de logement dans l’avant-poste illégal de Kerem Reim, situé à proximité de l’implantation de Talmon, à l’ouest de Ramallah.

Lior Amichai de l’organisation La Paix Maintenant a critiqué cette dernière décision, disant qu’il s’agissait d’un tour de passe-passe de la part du gouvernement pour légaliser rétroactivement un avant-poste illégal.

« Le ministère de la Défense a approuvé la planification de Kerem Reim qui deviendra un ‘quartier’ de Talmon alors que les deux sont considérablement éloignés l’un de l’autre, a-t-il dit. Cela va à l’encontre de la convention gouvernementale de ne pas construire hors des quartiers existants. »

Pour sa part, le maire d’Efrat Oded Revivi a indiqué dans un communiqué mercredi que « les chefs des conseils régionaux ont exprimé leur soutien unanime au Premier ministre » et ajouté qu’ « il est indubitable que le changement de gouvernement aux Etats-Unis a créé un nouvel espace d’action pour le gouvernement et nous espérons en voir bientôt les résultats sur le terrain. »

Le bureau du Premier ministre n’a pas donné suite aux demandes de commentaires.

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