Les citoyens occidentaux détenus par l’Iran
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Les citoyens occidentaux détenus par l’Iran

L'Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, prétend que toutes les personnes détenues ont été soumises à une procédure judiciaire appropriée

Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)
Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)

La République islamique d’Iran retient plus d’une douzaine de détenteurs de passeports occidentaux, la plupart des binationaux, ce que des ONG condamnent comme une politique de prise d’otages destinée à obtenir des concessions des puissances étrangères.

L’Iran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, prétend que toutes les personnes détenues ont été soumises à une procédure judiciaire appropriée. Mais il n’a pas non plus exclu des échanges avec des prisonniers détenus en Occident.

Voici des cas de ressortissants étrangers emprisonnés, assignés à résidence ou incapables de quitter l’Iran, confirmés par les autorités iraniennes, des gouvernements étrangers ou des militants des droits humains.

Leurs soutiens les disent innocents et victimes d’un jeu politique.

Des militants des droits humains craignent par ailleurs qu’il n’y ait davantage de cas, encore à confirmer.

Etats-Unis

– L’homme d’affaires irano-américain Siamak Namazi a été arrêté en octobre 2015. Le 3 avril 2021 a marqué son 2 000e jour derrière les barreaux.

Son père Mohammad Baquer Namazi a été arrêté en février 2016 alors qu’il s’était rendu en Iran pour tenter de libérer son fils.

Ils ont tous deux été condamnés à 10 ans en octobre 2016 pour espionnage. Baquer a été placé en résidence surveillée en 2018 pour raisons de santé.

– Morad Tahbaz, un Irano-Américain ayant également la nationalité britannique, a été arrêté avec des écologistes en janvier 2018 et condamné à 10 ans de prison pour « conspiration avec l’Amérique ».

– L’investisseur irano-américain Emad Sharqi a été condamné à 10 ans de prison pour espionnage, ont rapporté les médias iraniens en janvier 2021, ajoutant qu’il avait été capturé en tentait de fuir l’Iran.

Royaume-Uni

Photo non datée fournie par la famille de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, binationale irano-britannique détenue en Iran. (Crédit : Famille de Nazanin Zaghari-Ratcliffe via AP, Archives)

– L’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée en avril 2016 après avoir rendu visite à sa famille et reconnu coupable de complot en vue de renverser le régime. Sa peine de cinq ans purgée elle est rentrée chez sa famille à Téhéran. Mais elle a été condamnée le 26 avril à une nouvelle peine d’un an de prison et à un an d’interdiction de quitter l’Iran pour « propagande contre le système ».

– Anoosheh Ashoori, un ingénieur irano-britannique à la retraite, a été arrêté en août 2017 alors qu’il rendait visite à sa mère et condamné à 10 ans de prison pour espionnage pour Israël, selon sa famille.

– Le militant des droits des travailleurs anglo-iranien Mehran Raoof a été arrêté en octobre 2020 et maintenu en isolement cellulaire prolongé, selon Amnesty International.

Allemagne

– Allemande et Iranienne, Nahid Taghavi, 66 ans, a été arrêtée en octobre 2020 et est accusée de « mise en danger de la sécurité de l’Etat ». Sa famille a alerté en avril 2021 sur le fait qu’elle avait été renvoyée à l’isolement.

– Jamshid Sharmahd, un dissident irano-allemand, a été capturé en août 2020, apparemment dans un pays voisin du Golfe, et accusé de terrorisme en lien avec un attentat de 2008.

France

Fariba Adelkhah, directrice de recherche à Science-Po, en février 2019 sur le plateau de France 24. (Crédit : Capture d’écran / France 24)

– L’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah a été appréhendée en juin 2019. En mai 2020, elle a été condamnée à cinq ans de prison pour « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale ». En octobre, elle a été assignée à résidence.

– Le Français Benjamin Brière a été arrêté en mai 2020. Le 30 mai 2021, le parquet a confirmé les poursuites pour « espionnage » et « propagande contre le système » politique de l’Iran selon son avocat.

Autriche

– Irano-autrichien, Massud Mossaheb, 74 ans, a été arrêté en janvier 2019. Accusé d’espionnage au profit d’Israël et de l’Allemagne, il a été condamné à 10 ans de prison. Sa famille a dit craindre pour sa santé.

– L’homme d’affaires irano-autrichien Kamran Ghaderi, la cinquantaine, a été arrêté en janvier 2016 et condamné à dix ans de prison la même année pour avoir travaillé avec des Etats hostiles.

Suède

Photo prise le 13 février 2017 d’un tract lors d’une manifestation devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles pour Ahmadreza Djalali, un universitaire iranien détenu à Téhéran depuis près d’un an et qui aurait été condamné à mort pour espionnage. (Crédit : DIRK WAEM / Belga / AFP)

– L’universitaire iranien Ahmadreza Djalali, un résident suédois, a été arrêté lors d’une visite en Iran en avril 2016 et condamné à mort en 2017 pour espionnage pour le compte du Mossad israélien. Il a obtenu la nationalité suédoise pendant sa détention. Selon sa famille, il est toujours dans le couloir de la mort.

– Habib Chaab, un dissident irano-suédois, a disparu lors d’une visite en Turquie en octobre 2020 et est détenu en Iran, accusé d’être une figure de proue d’un groupe séparatiste arabe. Les détails de sa détention restent flous.

Canada

– L’Irano-canadien Abdolrasoul Dorri Esfahani, ex-négociateur nucléaire avec une expérience dans le secteur bancaire, a été condamné en octobre 2017 à une peine de cinq ans de prison pour espionnage.

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