Les éboueurs de Jérusalem en grève après 170 licenciements
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Les éboueurs de Jérusalem en grève après 170 licenciements

Le maire Nir Barkat demande des fonds au ministère des Finances, avertit de 2 000 suppressions d’emploi et de réduction des services

Un homme marche près d'un tas d'ordures dans le centre de Jérusalem, le 31 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)
Un homme marche près d'un tas d'ordures dans le centre de Jérusalem, le 31 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)

Les éboueurs de Jérusalem ont fait grève jeudi, après le licenciement par la ville de 170 employés du département.

La municipalité a également prévenu que cette action était la première de plusieurs coupes budgétaires nécessaires à venir – prévoyant jusqu’à 2 000 licenciements – si le ministère des Finances ne transférait pas à la ville les fonds nécessaires pour garder un budget en équilibre en 2016.

Au 1er janvier, la ville n’aura pas de budget pour payer les travailleurs et opérer plusieurs services supplémentaires de la ville, a-t-elle prévenu dans un communiqué.

Ceci est arrivé « parce qu’il n’y a pas eu d’avancée avec le ministère des Finances dans le transfert des fonds nécessaires à la capitale d’Israël », selon ce communiqué.

« Dans la situation actuelle, la municipalité est forcée de faire des coupes massives dans le budget des aides sociales, de l’éducation et de la culture – avec pour objectif de présenter un budget équilibré sans déficits, comme nous y sommes obligés par la loi. »

Jerusalem Mayor Nir Barkat speaking at the Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations at the Inbal Hotel, Jerusalem, Thursday (photo credit: Flash90)
Nir Barkat (Crédit : Flash90)

Le maire Nir Barkat a déclaré que la ville n’avait pas d’autre choix que de commencer à faire ces coupes, qui comprendraient 2 000 licenciements supplémentaires et un déclin des services comme les programmes éducatifs, la maintenance de la ville, les soins des nécessiteux et des initiatives culturelles.

De plus, la sécurité supplémentaire allouée aux institutions éducatives et d’autres de la ville à la suite de la vague de terrorisme en cours pourrait potentiellement être coupée.

« Le refus du ministère des Finances de transférer les fonds à Jérusalem ne nous permet pas de continuer les services fournis par la ville, nous sommes obligés de faire des choix difficiles et de licencier des employés dont nous avons besoin, et de faire des coupes difficiles dans les subventions municipales aux institutions sociales, pédagogiques et culturelles, ce qui signifie licencier des centaines d’autres employés de la ville, a déclaré Barkat. Particulièrement dans une période d’attaques terroristes, nous nous attendions à recevoir un renforcement élargi, et pas un accueil glacial. »

Le financement en question est fourni annuellement à Jérusalem par le gouvernement et est destiné à combler l’écart entre les revenus de la ville et ses dépenses pour les services aux habitants. La ville affirme avoir besoin de 400 millions de shekel (environ 100 millions d’euros) de financement supplémentaire afin de continuer son fonctionnement.

Une source du ministère des Finances a déclaré au site internet de Haaretz que Barkat agissait de manière agressive et demandait des sommes exorbitantes au gouvernement. « Jérusalem recevra une solution professionnelle, et les réunions et discussions avec la municipalité continuent d’avoir lieu régulièrement », a déclaré la source.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon propose le budget de l'Etat 2015 au ministère des Finances à Jérusalem, le 2 août 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le ministre des Finances Moshe Kahlon propose le budget de l’Etat 2015 au ministère des Finances à Jérusalem, le 2 août 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le 29 novembre, le gouvernement a approuvé un plan pour allouer 100 millions de shekels (environ 25 millions d’euros) à Jérusalem pour aider les industries en difficulté de la capitale à la suite de la récente vague terroriste.

Le plan avait été présenté après une campagne menée par Barkat les semaines précédentes pressant le ministre des Finances, Moshe Kahlon, de « ne pas abandonner Jérusalem. » Barkat avait recruté des employés municipaux pour cette campagne, à un moment, un camion poubelle portant une affiche anti-Kahlon avait été garé pendant des heures en face de la Knesset.

La semaine dernière, Barkat a annoncé qu’il rejoignait officiellement le Likud, éveillant des suspicions sur sa décision potentielle de défier le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Cependant, Barkat a déclaré qu’il prévoyait de rester maire de Jérusalem, « au moins jusqu’à la fin du mandat en cours », en 2018.

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