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Les enseignants du secondaire menacent de nouveau de faire grève

Le syndicat représentant les professeurs accuse les représentants du gouvernement de revenir sur les termes de l'accord au bout de quelques jours seulement

Illustration : Les élèves du lycée Keshet, à Jérusalem, le 20 mai 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Illustration : Les élèves du lycée Keshet, à Jérusalem, le 20 mai 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Quelques jours seulement après avoir conclu un accord pour augmenter les salaires et éviter une grève, les enseignants des écoles secondaires ont menacé mardi de mettre leur menace à exécution et ont accusé les représentants du gouvernement de revenir sur les termes de l’accord.

En vertu des termes de l’accord, les enseignants devaient recevoir des augmentations qui iront jusqu’à 2 000 shekels par mois, distribuées progressivement au cours des quatre prochaines années, les enseignants ne recevant au départ qu’une augmentation de 800 shekels par mois. Ils devaient également bénéficier d »un complément de salaire à hauteur de 1,35 % de leur rémunération, qui sera versé dans un fonds de pension spécial.

Mardi, l’Association des enseignants du secondaire, qui représente les professeurs de lycée, a fait part de sa surprise en apprenant que les 800 shekels supplémentaires ne seraient pas ajoutés aux salaires de septembre des enseignants, et a accusé le ministère des Finances d’avoir menti au cours des négociations uniquement dans le but d’éviter une grève.

Le patron du syndicat des enseignants, Ran Erez, qui avait célébré l’accord jeudi, a déclaré que le ministère « a agi contre nous de manière trompeuse. Ils ont réussi à démarrer l’année scolaire, mais ils ont immédiatement violé un engagement et ont également porté atteinte à notre crédibilité auprès des enseignants ».

Selon Ynet, le ministère a déclaré au syndicat que l’augmentation de salaire serait mise en œuvre une fois l’accord signé, ce qui peut prendre plusieurs mois.

« La signature d’un accord salarial peut prendre quatre mois, et maintenant ils disent que d’ici là les enseignants ne percevront pas [le montant supplémentaire] », a déclaré Erez, selon le reportage.

Selon Erez, le ministre de l’Education Yoav Kisch est d’accord avec lui, mais il lui a fait savoir que si les enseignants refusent par exemple de publier les notes de leurs élèves, il demandera au tribunal du travail d’émettre une injonction.

Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch dans la salle de crise du système éducatif à Jérusalem, avant la rentrée des classes, le 31 août 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministère des Finances a déclaré qu’il « travaillait maintenant à consolider tous les accords » et a appelé l’organisation des enseignants « à continuer à coopérer sur cette question sans nuire aux étudiants ».

Selon leur accord, annoncé jeudi à la veille de la rentrée scolaire 2023-2024, les enseignants supprimeront trois heures d’enseignement en petits groupes par semaine, mais ajouteront une heure de cours magistraux, une mesure qui, selon les parties, permettra de compenser la pénurie de plusieurs milliers d’enseignants dans le pays.

Outre l’augmentation de salaire, l’accord comprenait également une clause qui interdit aux enseignants de faire grève pour des conflits salariaux pendant au moins six ans et demi, a rapporté Haaretz.

Ran Erez, président du Syndicat des enseignants du Secondaire, lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv le 23 mai 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les négociations sur le conflit de travail avaient peu progressé au cours de l’été, mais ont commencé à s’intensifier à l’approche de la rentrée scolaire, le 1er septembre. Néanmoins, elles se sont terminées en queue de poisson, la plupart des parents et des écoles ayant déjà prévu d’autres plans lorsque l’accord a été annoncé.

C’est la deuxième année consécutive qu’une grève est évitée au dernier moment, après qu’un syndicat d’enseignants distinct représentant les enseignants du primaire et du secondaire a failli retarder le début de l’année scolaire 2022-2023 avant que le Trésor n’accepte d’augmenter également leurs salaires.

Malgré cet accord, un certain nombre de questions restent en suspens, notamment les demandes de congés supplémentaires. On ignore également comment le système éducatif absorbera la perte de trois heures d’enseignement en petits groupes, ou comment il comblera le reste du manque de personnel.

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