Les forces de l’ordre souhaiteraient interroger Netanyahu
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Les forces de l’ordre souhaiteraient interroger Netanyahu

Les sources affirment que le procureur général retarde le changement de qualification de l'enquête pour corruption du Premier minstre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, à Jérusalem, le 3 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset, à Jérusalem, le 3 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les autorités policières impliquées dans une enquête de présumée corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait déclaré jeudi qu’il n’y avait « pas d’autre alternative » que de convoquer le Premier ministre pour l’interroger.

Les sources anonymes qui sont proches de l’affaire a déclaré à la Dixième chaîne que le procureur général Avichai Mandelblit rechignait à requalifier l’enquête préliminaire en une enquête criminelle à part entière.

Les détails de l’enquête et les faits pour lesquels le Premier ministre fait l’objet d’une enquête n’ont pas été révélés.

Les sources ont fait valoir que même si l’affaire devrait être au final clôturée, la nature des preuves exige que Netanyahu soit appelé à présenter sa version des faits à la police sur ses accusations – allant jusqu’à suggérer avec prudence que le Premier ministre soit interrogé. Une telle mesure nécessiterait que l’enquête préliminaire soit requalifiée en une enquête à part entière, selon le reportage.

« Il n’y a pas d’autres alternatives que d’interroger le Premier ministre », a affirmé un responsable impliqué dans l’enquête.

Selon le reportage, les employés du cabinet du Premier ministre ont récemment été convoqués pour un interrogatoire par l’unité anti-corruption Lahav 433 pour expliquer comment les dons qui auraient été donnés par des donateurs à l’étranger sont arrivés aux résidences du Premier ministre.

Plus tôt ce mois-ci, la Dixième chaîne a révélé que le fils de Netanyahu, Yair, serait convoqué par la police dans un proche avenir pour témoigner dans l’enquête. Le reportage de télévision a cité des « sources dans les forces de l’ordre » en disant que le témoignage de Yair était jugé pertinent pour l’enquête.

Avichai Mandelblit, procureur général, à Jérusalem, le 5 juillet 2015. (Crédit : Emil Salman/Pool)
Avichai Mandelblit, procureur général, à Jérusalem, le 5 juillet 2015. (Crédit : Emil Salman/Pool)

En juillet, il a été signalé que le Premier ministre peut aussi être appelé pour un interrogatoire, après que Mandelblit a ordonné une enquête préliminaire sur les accusations contre Netanyahu. L’enquête, implique des soupçons de blanchiment d’argent, selon les médias israéliens.

Fin juillet ; la police a interrogé Ari Harow, un ancien chef du personnel de Netanyahu avant de le placer sous résidence surveillée pendant une semaine.

La police enquête également sur Netanyahu pour des faits de corruption financière liée à trois autres sujets : les allégations de longue date de financement illicite de voyage étrangers, les affirmations que Netanyahu et sa famille ont utilisé des fonds publics de l’Etat pour la nourriture et se divertir et l’accusation selon laquelle il a reçu illégalement une somme importante de la part du milliardaire français Arnaud Mimran.

Netanyahu a nié toute malversation dans les trois affaires. Son bureau a déclaré plus tôt ce mois-ci que la dernière enquête ne donnerait rien parce qu’il n’y avait rien d’illicite.

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