Les Israéliens privés du pèlerinage de Rosh HaShana – Maire d’Ouman
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Les Israéliens privés du pèlerinage de Rosh HaShana – Maire d’Ouman

Notant que le coronavirus frappe de manière égale l'Ukraine et Israël, Oleksander Tsebriy dit que la ville ne sera pas en mesure d'accueillir des milliers de Juifs cette année

Illustration de passagers ultra-orthodoxes à bord d'un vol reliant Tel Aviv à Ouman à l'occasion de Rosh Hashanah. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Illustration de passagers ultra-orthodoxes à bord d'un vol reliant Tel Aviv à Ouman à l'occasion de Rosh Hashanah. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Les Juifs israéliens ne seront pas autorisés à faire un pèlerinage annuel dans la ville d’Ouman, dans le centre de l’Ukraine, à l’occasion de la fête de Rosh HaShana pour cause de pandémie de coronavirus, a annoncé mardi le maire de la ville, citant une décision prise par le ministère des Affaires étrangères.

« L’avis le plus partagé est que l’arrivée de dizaines de milliers de pèlerins hassidiques à Ouman pour célébrer la fête comme ils le font traditionnellement est impossible », a déclaré le maire d’Ouman, Oleksander Tsebriy, dans une vidéo postée en début de semaine sur sa page Facebook.

Les informations parues dans les médias ukrainiens ont indiqué que la décision gouvernementale d’empêcher le pèlerinage – qui a été rendue publique après une rencontre des ministres, en date du 9 juillet – a établi que cette décision « n’a rien à voir avec la politique et l’antisémitisme ». Ils ont ajouté que les responsables israéliens avaient parfaitement compris et souscrit à cette décision au vu de la situation.

Le gouvernement s’est basé sur l’augmentation des cas de coronavirus au sein de l’Etat juif, sur l’interdiction des rassemblements de masse en Ukraine, sur l’incapacité des hôpitaux ukrainiens à prendre en charge les étrangers et sur le fait que la police locale n’était pas suffisamment prête à mettre en oeuvre les directives de quatorzaine et celles du port du masque et de la distanciation sociale.

Dès le mois d’avril, l’ambassadeur israélien en Ukraine, Joël Lion, avait appelé les Israéliens à éviter de faire le voyage vers le pays en raison de la pandémie.

Des dizaines de milliers de Juifs se rassemblent dans cette ville du centre de l’Ukraine, chaque année, à l’occasion du nouvel an Juif, à l’automne, aux abords de ce qu’ils considèrent être la tombe du rabbin Nachman, chef spirituel du 18e siècle.

Le pèlerinage a entraîné des frictions entre les pèlerins majoritairement israéliens et les locaux, dont un grand nombre supporte mal la fermeture des quartiers par la police. Les bagarres de rue ne sont pas rares.

La JTA a contribué à cet article.

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