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Les militants bloquant l’entrée de l’aide à Gaza prévoient une marche vers Jérusalem

Des parents d'otages et des activistes marcheront toute la semaine du point de passage de Zikim au bureau de Benjamin Netanyahu, pour terminer par un rassemblement dans la capitale

La police israélienne empêchant les militants de bloquer les camions transportant l'aide humanitaire dans la bande de Gaza au poste frontière de Kerem Shalom entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 29 janvier 2024. (Crédit : Tsafrir Abayov/AP)
La police israélienne empêchant les militants de bloquer les camions transportant l'aide humanitaire dans la bande de Gaza au poste frontière de Kerem Shalom entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 29 janvier 2024. (Crédit : Tsafrir Abayov/AP)

JTA – Les proches des otages israéliens et les activistes qui ont suscité des critiques internationales pour avoir bloqué l’aide humanitaire vers Gaza prévoient une marche de plusieurs jours pour soutenir les mesures renforcées visant à affaiblir le groupe terroriste palestinien du Hamas.

La marche partira de Zikim, l’un des points de passage vers la bande de Gaza, et se dirigera vers le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem. Elle se déroulera de dimanche à jeudi prochain et se terminera par un rassemblement.

Il y a plus d’une semaine, des dizaines de manifestants se sont rassemblés pour bloquer les camions empruntant le point de passage de Kerem Shalom, qui relie Israël à la bande de Gaza. Les organisateurs de ces manifestations affirment que les efforts visant à alléger la pression sur les civils de Gaza, notamment par l’acheminement de l’aide humanitaire, vont dans le sens des intérêts du Hamas.

« Ils comprennent qu’il n’y a qu’un seul moyen de les sauver : la pression militaire », a déclaré Matan Wiesel, l’un des organisateurs de la manifestation.

Parmi les organisateurs des manifestations figure le Forum Tikvah, un groupe composé de familles et de proches d’otages israéliens favorables à une réponse plus dure à l’égard du Hamas. Près de 1 200 personnes ont été tuées tandis que 253 autres personnes ont été enlevées par les terroristes palestiniens et leurs complices lors des massacres qu’ils ont commis le 7 octobre. La plus jeune victime avait 10 mois et le plus jeune otage a un an.

Le Forum Tikvah se situe, politiquement parlant, à la droite de la principale organisation de familles d’otages, qui est favorable à un accord de libération des captifs.

Des manifestants bloquant la sortie du port d’Ashdod pour arrêter des camions qui, selon eux, transportent de l’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza, à Ashdod, le 1er février 2024. (Crédit : Leo Correa/AP Photo)

Un groupe de réservistes de l’armée israélienne participe également à la manifestation.

Les revendications publiques des manifestants reflètent la vision de certains membres de la coalition au pouvoir. Parmi les politiques proposées figurent la réoccupation par Israël de la bande de Gaza, l’encouragement des Palestiniens à quitter le territoire et un credo qui place « nos guerriers au-dessus de tout » – un clin d’œil à l’idée qu’Israël devrait utiliser des moyens qui mettent en danger les civils palestiniens afin de protéger la vie des soldats.

Les tactiques des groupes, en particulier le blocage des camions d’aide, ont suscité des critiques de la part des groupes de défense des droits de l’Homme, à un moment où Israël est accusé de n’avoir pas fait assez pour protéger la vie des civils à Gaza.

La guerre aurait entraîné la mort de plus de 27 000 Palestiniens à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 10 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

Face à l’augmentation du nombre de morts, la communauté internationale presse Israël de réduire les combats et d’accélérer l’entrée de l’aide. Les autorités sanitaires internationales affirment que les 2,3 millions d’habitants de Gaza sont au bord de la famine.

Les États-Unis et les Nations unies ont également déclaré qu’Israël avait laissé entrer trop peu d’aide humanitaire. Israël soutient que le groupe terroriste palestinien du Hamas vole l’aide destinée aux civils et que l’ONU n’arrive pas à tenir le rythme des contrôles sécuritaires.

Pour tenter d’arrêter les manifestants, Israël a déclaré en début de semaine que la zone autour du poste frontière était une zone militaire fermée. Gisha, un groupe israélien qui préconise depuis des années une augmentation de l’aide humanitaire pour les habitants de Gaza, a déclaré que le gouvernement israélien ne faisait pas assez pour empêcher les manifestants de bloquer l’acheminement de l’aide.

Dans un récent communiqué de presse, Gisha a indiqué que sur les 123 camions qui devaient entrer le 26 janvier, seuls neuf ont pu être acheminés. Le communiqué a concentré ses critiques sur le gouvernement israélien plutôt que sur les manifestants qui bloquent les camions.

Des militants en faveur des otages empêchant les camions d’aide de quitter le port d’Ashdod lors d’une manifestation contre l’aide destinée à la bande de Gaza, à Ashdod, le 1er février 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

« Gisha continue d’appeler à la libération immédiate des otages et exprime sa solidarité aux familles des otages », indique le communiqué. « Israël doit respecter leur droit de manifester tout en empêchant l’obstruction de l’aide vitale aux Palestiniens de Gaza et en assurant le fonctionnement continu du point de passage. »

La marche de la semaine prochaine aura lieu dans le cadre des intenses négociations sur une trêve prolongée au cours de laquelle le Hamas libérerait les 136 otages restants – dont beaucoup ne sont plus en vie – par étapes, en échange de prisonniers de sécurité palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

En collaboration avec des médiateurs tels que les États-Unis, le Qatar et l’Égypte, le Hamas a libéré plus de 100 otages en échange de centaines de prisonniers palestiniens lors d’une semaine de trêve fin novembre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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