Liberman : ce serait une folie de défier Trump sur les implantations
Rechercher

Liberman : ce serait une folie de défier Trump sur les implantations

Le ministre de la Défense a rejeté la solution à un état unique et fait l'article de son propre plan de paix

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant la Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant la Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la défense Avigdor Liberman a déclaré lundi qu’Israël commettrait une grave erreur s’il défiait la nouvelle administration Trump sur les implantations.

« Pendant huit ans, il y a eu des tensions et des frictions avec l’administration Obama. Si nous commençons à nous battre avec l’administration Trump, et avec la majorité républicaine au Congrès, les gens commenceront à penser que le gouvernement israélien est composé d’une belle bande de fous », a-t-il affirmé à la radio publique israélienne.

Il s’est exprimé après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a décidé de revenir sur la promesse d’une nouvelle implantation pour reloger les anciens habitants de l’avant-poste d’Amona, évacués au début du mois.

Netanyahu a déclaré aux membres de son cabinet de sécurité que l’État devrait peut-être revenir sur cette promesse, étant donné la demande du président américain Donald Trump. En effet, durant la conférence de presse conjointe à Washington la semaine dernière, il avait demandé à Netanyahu de « faire preuve de retenue » dans la construction dans les implantations.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, et le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, à la conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, et le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, à la conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense a assuré qu’Israël, pays souverain, n’avait pas besoin « du feu vert » du gouvernement américain pour faire avancer les projets de construction dans les implantations, mais il a souligné l’importance de ne pas entrer en conflit avec l’administration Trump sur ce sujet.

« Essayons de parler et de parvenir à un accord. Toutes les questions ne peuvent pas systématiquement devenir une crise, a-t-il dit. Le plus important, c’est de parvenir à un accord, avec les États-Unis sur tous les sujets. »

Un « mécanisme » pour la discussion sur les implantations « sera mis en place quand le Premier ministre sera de retour d’Extrême Orient », a déclaré un responsable israélien dimanche soir.

Netanyahu est actuellement en visite officielle à Singapour et en Australie.

Liberman a cité Jason Greenblatt, le nouveau représentant de Trump pour les négociations internationales, ainsi que l’ambassadeur d’Israël à Washington, Ron Dermer, comme deux partisans du mouvement des implantations. Il a assuré qu’ils travaillaient étroitement avec la Maison Blanche pour atteindre un consensus sur la question.

Netanyahu a également parlé de l’importance d’éviter les prises de bec avec le nouveau président américain lors d’une réunion du cabinet à huis-clos, le 12 février. Il a mis en garde ses ministres « de ne pas entrer en confrontation avec Trump ». Il a ajouté que l’égo du président devait être « pris en compte ».

Au début de l’interview, Liberman a rejeté l’insinuation de Trump durant sa conférence de presse avec Netanyahu, qu’un état unique serait une solution viable au conflit israélo-palestinien, si les deux parties se mettent d’accord.

Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

« Je regarde [la solution] à deux États et [la solution] à un État, et j’aime celle que les deux parties préfèrent », a déclaré Trump.

Liberman a ajouté qu’Israël ne peut pas annexer les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie, si elle doit rester dans l’État d’Israël.

Il a ensuite évoqué son propre plan à deux états, dans lequel certaines villes israélo-arabes deviendraient partie intégrante d’un état palestinien.

« Nous devons nous séparer des Palestiniens en Cisjordanie, mais également de ceux qui sont à l’intérieur des frontières de 1967 », a déclaré Liberman. Dans une interview télévisée la semaine dernières, Liberman avait déclaré que les « Palestiniens » en Israël devraient aller vivre sous l’autorité de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...