Liberman salue l’accalmie à Gaza et dédramatise les attaques isolées
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Liberman salue l’accalmie à Gaza et dédramatise les attaques isolées

Le ministre de la Défense nie tout accord imminent avec le Hamas et assure qu'Israël agit unilatéralement en accord avec la réalité sur le terrain

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman visite un exercice militaire de Tsahal dans le nord d'Israël, le 21 août 2018. (Ariel Hermony / ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman visite un exercice militaire de Tsahal dans le nord d'Israël, le 21 août 2018. (Ariel Hermony / ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré mardi que la clé du calme à long terme dans la bande de Gaza et dans les communautés israéliennes environnantes était la stabilité économique dans l’enclave palestinienne appauvrie, mais a de nouveau nié un accord de cessez-le-feu à venir avec le groupe terroriste du Hamas.

S’adressant aux journalistes lors d’une tournée dans le nord du pays, où l’armée israélienne mène un exercice militaire, Liberman a été interrogé sur des attaques sporadiques depuis Gaza ces derniers jours, bien qu’Israël ait rouvert le point de passage de marchandises de Kerem Shalom à la condition qu’il n’y ait pas d’autres attaques.

Liberman a répondu en disant qu’il y avait néanmoins « définitivement une diminution » des incidents violents.

Une patrouille de l’armée israélienne a essuyé des tirs d’un tireur palestinien dans le nord de Gaza lundi, sans pertes. Les troupes ont riposté et ont touché le tireur.

« La fusillade d’hier a probablement été commise par un auteur isolé qui n’appartient à aucune faction, et il n’est pas possible de prévenir complètement toutes les attaques de terroristes isolés », a dit Mr. Liberman.

« En ce qui concerne les ballons, quand j’entends dans les médias qu’il y a des ballons dans le sud et que j’appelle le Commandement du Sud de l’armée israélienne, il me répond qu’il ne s’agit pas de ballons incendiaires mais de simples ballons », a ajouté Mr. Liberman.

Une photo prise le 17 août 2018 montre des bombes lacrymogènes lancées par les forces israéliennes sur des manifestants palestiniens lors d’une manifestation le long de la frontière de la bande de Gaza, à l’est de la ville de Gaza (AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

« Il y a sans aucun doute une diminution, mais ce n’est pas suffisant, et tout ce qui compte vraiment est de créer un lien entre la sécurité dans le sud et des avantages économiques [pour Gaza] », a-t-il poursuivi.

Bien qu’aucune roquette n’ait été lancée sur Israël depuis plus d’une semaine à mesure que les pourparlers progressent, les habitants de l’enclave côtière ont continué à lâcher des ballons incendiaires sur les villes frontalières israéliennes presque tous les jours.

« En fin de compte, nous devons comprendre que si l’on se projette 12 ans plus tard, ce que nous voulons finalement voir, c’est la sécurité et le calme », a affirmé Mr. Liberman. « C’est pourquoi nous devons aussi comprendre que la stabilité économique garantit la sécurité et le calme. »

Le ministre de la Défense a de nouveau nié les nombreuses informations faisant état d’un cessez-le-feu imminent avec le Hamas, négocié par l’Égypte et l’ONU, affirmant qu’Israël agissait « unilatéralement ».

Les médias ont annoncé ces derniers jours qu’un accord de cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas à Gaza serait sur la table des négociations. Un haut responsable du Hamas a déclaré ce week-end que les négociations en vue d’un tel accord étaient dans la dernière ligne droite.

« J’entends de nombreuses remarques et histoires sur l’accord d’Israël avec le Hamas et je le répète, nous discutons en effet avec les Egyptiens, avec l’ONU et avec des acteurs internationaux », a-t-il dit. « En ce qui me concerne, il n’y a qu’un seul accord et c’est la réalité sur le terrain, et si quelqu’un veut un accord formel, une condition définie sera un accord sur les prisonniers ».

Israël a exigé la libération des civils israéliens Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, considérés comme malades mentaux, qui sont entrés dans la bande de Gaza et seraient détenus par le Hamas, ainsi que les corps des soldats de l’armée israélienne Hadar Goldin et Oron Shaul, morts lors de l’opération militaire de 2014 à Gaza.

« Nous agissons unilatéralement en accord avec la réalité sur le terrain, et c’est probablement ainsi que cela va continuer », a conclu Mr. Liberman.

La fumée d’un feu de pneus alors que les Palestiniens protestent près de la frontière avec Israël à l’est de la ville de Gaza, le 17 août 2018 (AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Ces derniers mois ont été marqués par des séries de violence intense entre Israël et le Hamas, ainsi que par des manifestations hebdomadaires à la frontière de Gaza qui ont régulièrement comporté des émeutes, des attaques contre les troupes israéliennes et des tentatives d’infiltration et de sabotage de la barrière frontalière.

Les communautés israéliennes, les terres agricoles et les parcs de la périphérie de Gaza ont subi des centaines d’incendies causés par des cerfs-volants et des ballons incendiaires survolant la frontière depuis Gaza. Plus de 2 8000 hectares de terre ont été brûlés, causant des millions de shekels de dommages, selon les autorités israéliennes.

Liberman a déclaré dimanche que l' »objectif » pour Gaza était le renversement de ses dirigeants du Hamas pour permettre aux résidents palestiniens de l’enclave côtière de profiter des avantages économiques de la paix avec Israël.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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