Liberman veut révoquer la résidence de la femme d’un terroriste palestinien
Le ministre de la Défense prend des mesures pour interdire à Hadera al-Saudi, dont le mari a poignardé deux Israéliens à Netanya en juin, de demander la nationalité israélienne

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a demandé dimanche au ministre de l’Intérieur Aryeh Deri de révoquer le permis de résidence en Israël de la veuve d’un Palestinien qui a mené une attaque au couteau le mois dernier.
Wael Abu Saleh, 40 ans, originaire de la ville de Tulkarem en Cisjordanie, a poignardé deux Israéliens dans la ville côtière de Netanya le 30 juin dernier, avant d’être abattu par un garde civil.
Son épouse, Hadera al-Saudi, également originaire de Tulkarem, a un permis de résidence en Israël depuis son premier mariage en 1995. Après ce mariage, elle a été autorisée à habiter dans la ville israélienne de Taibe. Elle a divorcé de son premier mari en 2013 et a épousé Abu Saleh en 2016.
Dans le cadre de la loi israélienne, les Palestiniens de Cisjordanie qui ont des membres de la famille en Israël peuvent demander le statut de résident, un processus connu sous le nom de réunification familiale.

Liberman a envoyé dimanche une lettre à Deri pour lui demander « d’exercer votre autorité et de révoquer la résidence d’Hadera al-Saudi, et de lui interdire de demander dans le futur une réunification familiale ou la nationalité israélienne. »
Deri a répondu en disant qu’il prenait les mesures préliminaires pour interdire à Saudi de demander une réunification familiale au nom d’un futur époux.
Le mois dernier, Deri avait pris des mesures pour enlever à deux habitants de Jérusalem Est leur nationalité israélienne et leur statut de résident pour leur implication avec le groupe terroriste Etat islamique.
En juin dernier, Deri avait demandé au procureur général Avichai Mandelblit de révoquer la citoyenneté de Luqman Atun, 24 ans, habitant du quartier de Tsur Baher à Jérusalem Est. Atun était allé en Turquie en octobre 2014, mais n’avait pas eu assez d’argent pour être emmené jusqu’à la frontière syrienne.

Le ministre de l’Intérieur a également demandé que le statut de résident permanent à Jérusalem Est de Khalil Adel Khalil, 26 ans, soit révoqué. Khalil a été condamné en décembre 2015 pour avoir tenté de rejoindre l’EI et avoir cherché à combattre pour le groupe en Syrie.
La résidence permanente est le statut de la plupart des environ 300 000 arabes de Jérusalem Est, qui ne sont pas citoyens israéliens, mais peuvent demander la nationalité s’ils le souhaitent.
Le site d’informations israélien Ynet avait annoncé que la demande de Deri était l’action la plus avancée jusqu’à présent pour retirer leur nationalité ou leur droit de résidence à des Arabes en Israël pour une connexion avec l’EI.
En novembre 2015, après l’inculpation d’un groupe de sept habitants de la vielle arabe israélienne de Jaljulia, dans le nord du pays, pour complot pour se rendre en Syrie et combattre pour l’EI, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait appelé à la révocation de leur nationalité.
« Quiconque rejoint l’Etat islamique ne sera plus un citoyen israélien, et s’il quitte les frontières du pays, il ne reviendra pas », avait déclaré Netanyahu, qui avait noté que le concept de révocation de nationalité pour ceux qui rejoignent l’EI était de plus en plus accepté dans la communauté internationale.
Dov Lieber a contribué à cet article.