Licenciements chez Cellcom, plus grand opérateur de téléphonie mobile israélien
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Licenciements chez Cellcom, plus grand opérateur de téléphonie mobile israélien

Les employés ont organisé une grève improvisée, l'entreprise disant espérer que son "plan de restructuration global" lui permettra de redevenir bénéficiaire d'ici fin 2020

Une boutique Cellcom à Jérusalem, en 2015 (Lior Mizrahi/Flash90)
Une boutique Cellcom à Jérusalem, en 2015 (Lior Mizrahi/Flash90)

Cellcom Israel Ltd., le plus grand opérateur de téléphonie mobile d’Israël, prévoit de licencier des employés et de réduire la rémunération de ses prestataires dans le cadre d’un « plan de restructuration global » qui lui permettra de redevenir bénéficiaire d’ici fin 2020, espère-t-il.

Ce plan survient alors que l’entreprise fait face à une « concurrence intense et à de faibles prix » dans le secteur local des télécoms, a fait savoir Cellcom lors d’une présentation à la bourse de Tel Aviv lundi soir. Des employés de la société ont organisé une grève improvisée suite à cette annonce.

Lors de cette présentation, Cellcom a dit espérer qu’elle retrouverait un résultat net positif d’ici fin 2020, qu’elle réduirait ses dettes et qu’elle ferait mieux face « aux conditions du marché, à la concurrence intense et aux futurs investissements ».

Le secteur de la téléphonie mobile en Israël connaît une forte concurrence et une baisse significative des tarifs depuis une réforme ayant permis l’arrivée d’une flopée de nouveaux opérateurs en 2012. La guerre des prix a entraîné une chute vertigineuse du nombre d’abonnés, des revenus et des profits pour Cellcom et ses rivaux Partner Communications et Pelephone, qui appartient à Bezeq Israel Telecom.

Benny Ganz, chef du parti Kakhol lavan, au téléphone pendant un meeting électoral, à Petah Tikva le 13 mars 2019. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Lors de sa présentation à la bourse, Cellcom a indiqué espérer réduire ses dépenses d’exploitation annuelles de 150 millions de shekels (40 millions d’euros environ) en réduisant ses dépenses et la rémunération de ses prestataires et par une « baisse substantielle de sa main d’œuvre ». Elle n’a pas précisé le nombre de salariés concernés, mais, d’après le site économique The Calcalist, elle prévoirait de supprimer 500 à 600 emplois, soit 20 % de ses effectifs, un chiffre qui pourrait même s’élever à 700-800.

Cellcom a également fait savoir qu’elle comptait réduire ses dépenses en capital d’environ de 400 à 500 millions de shekels par an d’ici 2020, lever 400 millions de shekels d’ici fin 2019 et racheter des obligations à hauteur de 150 millions de shekels.

« L’entreprise prévoit de réduire de façon substantielle ses coûts et la dette de l’entreprise, les conditions du marché étant de plus en plus difficiles », a déclaré son PDG, Nir Sztern, à la bourse. « Je suis déterminé à mettre en œuvre ce plan et espère que les représentants des salariés feront preuve de responsabilité à l’égard de l’entreprise et du besoin de la mettre en sécurité, pour le bien de ses salariés et de ses actionnaires. Je compte appliquer ce plan dès que possible ».

En août, l’entreprise avait rapporté une perte trimestrielle plus grande que prévue en raison de coûts de financement plus élevés et de la concurrence féroce.

Cette restructuration permettra à Cellcom « de prendre part à des fusions, des acquisitions et à d’autres opportunités qui pourraient se présenter dans l’arène des télécommunications dans les toutes prochaines années », a indiqué Ami Erel, le président du conseil d’administration, lors de la présentation.

Les actions Cellcom s’échangeaient 2,2 % plus chers à 9 heures 58 à Tel Aviv, mettant fin à une baisse de 69 % de leur valeur ces 12 derniers mois.

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