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Likud: Un militant exclu pour avoir souhaité la mort de « 6 millions de manifestants »

L'épouse d'Itzik Zarka qui a qualifié les manifestants anti-réforme "d'ashkénazes, traîtres, putes, cancéreux", nie avoir été expulsé du parti : "Tout va bien, Bibi nous a parlés"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, embrassant Itzik Zarka, militant du Likud, lors d'une réunion de faction du parti, à la Knesset, le 9 juillet 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, embrassant Itzik Zarka, militant du Likud, lors d'une réunion de faction du parti, à la Knesset, le 9 juillet 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Un militant bien connu du Likud, lié à de hauts responsables politiques, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré samedi à l’attention de manifestants contre la réforme du système judiciaire « souhaiter que six millions de personnes supplémentaires soient brûlées », une remarque qui a conduit le Premier ministre à ordonner son exclusion du parti et la police à ouvrir une enquête.

Ces propos ont été tenus dans un contexte de profondes divisions et de troubles nationaux provoqués par les efforts législatifs controversés du gouvernement Netanyahu, qui ont donné lieu à plus de six mois consécutifs de manifestations anti-gouvernement.

Itzik Zarka a hurlé sur les manifestants au carrefour Ein HaNatziv, près de Beit Shean, en faisant référence aux Juifs d’origine est-européenne. « Ashkénazes, bande de putes, brûlez en enfer. »

« Je suis fier des six millions qui ont été brûlés, je souhaite que six autres millions soient brûlés », a déclaré Zarka, faisant référence à la Shoah.

« Les gauchistes sont des traîtres. Vous êtes le cancer du pays », a-t-il déclaré, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

« Les drapeaux noirs [symboles de la manifestation] sont vos linceuls. On devrait vous briser les jambes à coups de matraque, vous mettre les genoux à terre. De cette manière, vous ne participerez plus à aucune manifestation », a déclaré Zarka, qui faisait partie de la poignée de contre-manifestants présents au carrefour.

Dimanche matin, le Likud a publié un communiqué indiquant que Netanyahu avait ordonné au directeur-général Zuri Siso d’exclure officiellement Zarka du parti.

« Nous n’accepterons pas un comportement aussi honteux au sein du Likud », peut-on lire dans cette déclaration.

Les propos de Zarka ont été rapidement désavoués par le Likud dans une déclaration antérieure.

« Le Likud condamne fermement les propos d’Itzik Zarka. Nous n’accepterons ni ne permettrons de telles déclarations choquantes », a déclaré le parti. « Nous appelons à la fin des incitations et des discours violents de toutes parts. Il est temps de s’unir contre notre ennemi et les nombreux défis qui se dressent devant nous. »

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, comme de nombreux membres du parti, a condamné les commentaires de Zarka, mais il s’en est pris en même temps aux dirigeants de l’opposition.

« Je condamne en tout point le comportement et les déclarations choquantes d’Itzik Zarka », a déclaré Levin dans un communiqué rapporté par les médias israéliens. « Il n’y a pas de place pour un tel comportement et de telles déclarations, où que ce soit et dans n’importe quelle situation. »

« Contrairement à la manière dont les dirigeants de l’opposition agissent, en soutenant la violence, le refus de servir [de l’armée] et l’incitation de la gauche, je n’ajouterai pas de déclarations violentes et offensantes à l’ordre du jour, même si elles proviennent d’une personne de droite », a déclaré Levin.

La police israélienne a déclaré par la suite qu’une enquête avait été ouverte sur les remarques de Zarka.

Si les appels à refuser de se présenter au service de réserve en cas d’adoption de la réforme ont mis l’armée en émoi et se sont multipliés, ils ont été condamnés par de hauts responsables politiques, tant dans l’opposition que dans la coalition. Les dirigeants de l’opposition n’ont pas non plus appelé à la violence.

Itzik Zarka, militant du Likud, célèbrant les résultats des élections législatives avec du champagne rosé, dans une référence apparente au procès pour corruption du chef du parti, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Zarka s’est ensuite excusé pour ses propos, mais a affirmé qu’il avait été provoqué.

« Je n’aurais pas dû faire cette immonde déclaration », a-t-il déclaré au site d’information Ynet.

Zarka s’est également excusé dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, mais a affirmé qu’il avait été « attaqué par 80 à 100 personnes avec une grande violence » avant de faire ces commentaires qui, selon lui, ont été « sortis de leur contexte ». La police était présente sur les lieux au moment de la manifestation ; aucun blessé ni aucune arrestation n’ont été signalés.

« Mon grand-père a survécu à la Shoah et nous savons ce que les Juifs des pays européens ont vécu pendant la Shoah. Je m’excuse du plus profond de mon âme », peut-on lire dans la déclaration de Zarka.

Zarka est connu pour ses virulentes déclarations à l’encontre de ceux qui s’opposent à Netanyahu ou à la politique de son gouvernement, tout en entretenant des liens étroits avec de hauts responsables politiques, dont le Premier ministre lui-même, et sa famille.

L’épouse de Zarka a nié dimanche après-midi le fait que Netanyahu ait ordonné l’exclusion de son mari.

« Personne n’est expulsé, c’est juste une condamnation », a déclaré Hani Zarka à la chaîne publique israélienne Kan. « Tout va bien, Bibi [Netanyahu] nous a parlés. »

Elle a également insisté sur le fait que « l’histoire est terminée » après que Zarka a présenté des excuses et affirmé qu’il avait été provoqué.

Au mois de mars, Zarka s’était joint à un groupe qui avait menacé des conducteurs à l’entrée de deux kibboutzim parce qu’il croyait que les résidents s’opposaient à Netanyahu et aux efforts de son gouvernement pour réformer le système judiciaire. Le groupe avait jeté des pierres sur les véhicules et craché et maudit leurs occupants.

L’incident de samedi s’est produit alors que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans tout le pays pour le 28e week-end consécutif de manifestations contre la refonte du système judiciaire, les tensions politiques s’accentuant à mesure que la coalition va de l’avant avec un projet de loi visant à affaiblir les pouvoirs des tribunaux.

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