L’intensification des hostilités par Israël à Gaza « est intolérable » pour le CIRC
L'objectif de Tsahal est de prendre Gaza-City, considérée comme le dernier grand bastion du Hamas de l'enclave, après 22 mois de frappes aériennes et d'opérations au sol

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) juge « intolérable » l’intensification des hostilités dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne a lancé ses premières opérations et poursuivi les bombardements, a déclaré son porte-parole jeudi.
« L’intensification des hostilités à Gaza signifie plus de morts, plus de déplacements, plus de destructions et plus de panique », a déclaré Christian Cardon, le porte-parole de l’organisation basée à Genève, dans un message adressé à l’AFP.
« Gaza est un espace clos, d’où personne ne peut s’échapper… et où l’accès aux soins de santé, à la nourriture et à l’eau potable diminue », a-t-il souligné, notant également que « pendant ce temps, la sécurité des humanitaires se détériore d’heure en heure ».
« C’est intolérable », a conclu le porte-parole du CICR, qui participe activement aux opérations humanitaires sur le terrain et qui a aussi été impliqué dans toutes les opérations d’échange d’otages détenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.
Depuis le 7 octobre 2023, le CICR tente, sans succès, d’accéder aux otages détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas et ses alliés en Israël. Ce funeste Shabbat, quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
En réponse à ce pogrom, le plus meurtrier de l’histoire du pays et le pire mené contre des Juifs depuis la Shoah, Israël, qui a juré d’anéantir le groupe terroriste palestinien et de libérer les otages, a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.
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Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 60 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 22 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
L’objectif de l’armée israélienne est de prendre le contrôle de Gaza-City, qu’elle considère comme le dernier grand bastion du Hamas dans l’enclave, après vingt-deux mois de frappes aériennes et d’opérations au sol.







