L’Iran signe un contrat avec une firme russe pour développer 2 champs pétroliers
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L’Iran signe un contrat avec une firme russe pour développer 2 champs pétroliers

Zarubezhneft va apporter 80 % des investissements et la société iranienne Dana Energie les 20 % restant

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh (au fond à gauche) et le président de la Commission iranienne de l'énergie Fereydoun Hasanwand (au fond à droite), accompagnés de Segey Kudryashov, directeur général de Zaubezhneft (à gauche), Ali Kardor, directeur exécutif de la Compagnie pétrolière nationale iranienne (au centre), et Mohammad Iravani, président de Dana Energy (à droite), signent un accord pétrolier à Téhéran, le 14 mars 2018 (PHOTO AFP / ATTA KENARE)
Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh (au fond à gauche) et le président de la Commission iranienne de l'énergie Fereydoun Hasanwand (au fond à droite), accompagnés de Segey Kudryashov, directeur général de Zaubezhneft (à gauche), Ali Kardor, directeur exécutif de la Compagnie pétrolière nationale iranienne (au centre), et Mohammad Iravani, président de Dana Energy (à droite), signent un accord pétrolier à Téhéran, le 14 mars 2018 (PHOTO AFP / ATTA KENARE)

L’Iran et la société russe Zarubezhneft ont signé mercredi à Téhéran un contrat de 742 millions de dollars afin d’augmenter la production de deux champs pétroliers dans l’ouest du pays.

Zarubezhneft, associée à une société privée iranienne Dana Energie, va développer les champs d’Aban et Paydar situés dans la province d’Ilam, près de la frontière irakienne, pour augmenter leur production de 36 000 barils de pétrole par jour actuellement à 48 000 barils par jour.

La société russe va apporter 80 % des investissements et Dana Energie les 20 % restant.

« L’augmentation de la production de ces deux champs va apporter à l’Iran quelque 4 milliards de dollars » (3,23 milliards d’euros) dans les dix prochaines années, a estimé le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, qui s’exprimait lors d’une cérémonie organisée pour la signature de l’accord.

« C’est le premier contrat avec une société russe. Sur le plan politique, les relations avec la Russie sont au plus haut niveau, mais dans le domaine économique, elles n’ont pas encore atteint » le même niveau, a déclaré de son côté le chef de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) Ali Kardor Ali Kardor.

L’Iran et la Russie, tous deux alliés de poids du président syrien Bachar al-Assad, ont renforcé leurs relations ces dernières années.

M. Kardor a ajouté que la Russie, grand pays producteur de pétrole, avait une « grande expérience » dans le domaine de l’exploration et de la production des champs pétroliers.

Cet accord intervient alors que le président américain Donald Trump menace de retirer en mai son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015, et de réimposer des sanctions contre l’Iran. Ce qui compliquera encore davantage la tâche des sociétés étrangères qui veulent travailler avec l’Iran.

L’accord conclu mercredi est le second signé avec une compagnie étrangère dans le secteur énergétique depuis l’accord nucléaire de 2015.

En juillet 2017, le groupe français Total, à la tête d’un consortium international avec le chinois CNPCI, avait signé un accord gazier de 4,8 milliards de dollars avec Téhéran, malgré les pressions de Washington.

Il était ainsi devenu la première grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier à revenir dans ce pays depuis la levée des sanctions internationales en janvier 2016.

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