L’Israélien décédé après une deuxième contamination avait deux souches du virus
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L’Israélien décédé après une deuxième contamination avait deux souches du virus

Une enquête visant à déterminer pourquoi le patient, qui avait été guéri, a succombé après une recontamination, révèle que celle-ci a été causée par une mutation

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des professionnels de la santé munis d'un équipement de protection complet travaillent dans l'unité de soins intensifs de coronavirus, construite dans un parking souterrain du centre médical Sheba à Ramat Gan, le 30 septembre 2020, au milieu d'un pic de cas de COVID-19. (AP Photo/Maya Alleruzzo)
Des professionnels de la santé munis d'un équipement de protection complet travaillent dans l'unité de soins intensifs de coronavirus, construite dans un parking souterrain du centre médical Sheba à Ramat Gan, le 30 septembre 2020, au milieu d'un pic de cas de COVID-19. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

L’homme qui est mort il y a plusieurs semaines des suites d’une seconde contamination par le coronavirus a bien été infecté par deux souches différentes, selon une information publiée dimanche.

C’est le premier cas de ce genre en Israël où un patient réinfecté est mort.

L’incident survient dans un contexte de préoccupation internationale croissante suite à la découverte d’une mutation hautement contagieuse du coronavirus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, ce qui a incité certains pays, dont Israël, à imposer des interdictions de voyage strictes aux visiteurs de ces pays.

Le résident de la maison de retraite, âgé de 74 ans, a attrapé, en août, la COVID-19, la maladie causée par le virus. Il a été soigné au centre médical Rabin à Petah Tivka, où il a fini par se rétablir. Les trois tests de dépistage du virus effectués par la suite ont tous montré qu’il n’était plus infecté.

Cependant, il est retombé malade en novembre avec les symptômes de la COVID-19 et a été admis au centre médical Sheba à Ramat Gan. Les médecins n’ont pas pu le sauver et il est décédé il y a trois semaines, avait alors rapporté le radiodiffuseur public Kan.

Les médecins s’interrogeaient sur deux hypothèses : si le virus s’était en quelque sorte « caché » dans le corps de l’homme, n’étant plus détecté par les tests, ou s’il avait été réinfecté – une circonstance qui n’a été enregistrée que dans un petit nombre de cas dans le monde.

Dans un autre reportage diffusé dimanche, Kan a déclaré que des échantillons provenant des deux épisodes de la maladie du patient avaient été étudiés au laboratoire de recherche sur les maladies infectieuses du centre médical Sheba, où les experts ont constaté que, dans chaque cas, l’homme avait été infecté par une souche de virus différente.

Le professeur Galia Rahav à Tel Aviv, le 22 juin 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« C’est un de ces cas où il est clair qu’il s’agit d’une réinfection et qu’il ne fait aucun doute que le défunt s’était en fait complètement rétabli la première fois », a déclaré lundi le professeur Galia Rahav, chef de l’unité des maladies infectieuses au centre médical Sheba, sur le site web Ynet news. « Ce sont deux souches de virus complètement différentes. »

« Je ne sais pas à quel point c’est commun », a déclaré le professeur Rahav. « Nous ne savons pas, mais il est très inquiétant de savoir qu’une personne puisse tomber malade plusieurs fois de la COVID-19 lorsque le virus change. Quel sera le rôle du vaccin dans cette situation ? »

Israël a entamé un programme de vaccination de masse dimanche et Rahav a spéculé sur le fait que la vaccination aurait pu aider à sauver l’homme car elle aurait aidé au développement de ses anticorps.

Rahav a déclaré qu’elle avait déposé le dossier ce matin-là auprès du ministère de la Santé et de l’Organisation mondiale de la santé et qu’elle étudierait des cas similaires de réinfection présumée.

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