Israël en guerre - Jour 193

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Selon Gallant, le Hamas veut remplacer Sinwar car la brigade Khan Younès « est vaincue »

Le président égyptien déclare qu'il traitera avec humanité les civils fuyant l'offensive prévue à Rafah et s'élève contre le déplacement des habitants de Gaza ; l'OMS affirme que 200 patients se trouvent encore dans l'ancien hôpital de Khan Younès

Les troupes de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, dans une image publiée le 16 février 2024. (Crédit : armée israélienne)
Les troupes de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, dans une image publiée le 16 février 2024. (Crédit : armée israélienne)

L’organisation à l’origine de publicités anti-Netanyahu affirme que son financement provient de dons civils

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé samedi soir que les médias enquêtent sur l’identité de ceux à l’origine d’une série de panneaux d’affichage et de publicités télévisées exigeant sa démission, l’organisation s’est manifestée.

Celle-ci, « Lochamei Kippour », composée d’anciens combattants de la guerre du Yom Kippour en 1973, affirme que sa campagne est financée par des fonds civils.

« Bibi [Netanyahu], tu es le chef, tu es coupable », disent-ils dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. « Vous avez demandé d’où venait le financement de la campagne ? Voici un aperçu des dons du public. »

L’organisation affirme que plus de 70 % de la population « exige votre démission » et appelle à faire un don à sa campagne.

Selon Gallant, le Hamas veut remplacer Sinwar car la brigade Khan Younès « est vaincue »

Le ministre de la Défense Yoav Gallant (à droite) s'entretient avec le chef du commandement sud de Tsahal, le major-général Yaron Finkelman, au quartier général de l'unité à Beersheba, le 18 février 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant (à droite) s'entretient avec le chef du commandement sud de Tsahal, le major-général Yaron Finkelman, au quartier général de l'unité à Beersheba, le 18 février 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré que la direction du Hamas à l’étranger cherchait un remplaçant à son chef de la bande de Gaza, Yahya Sinwar, car les bataillons du groupe terroriste à Khan Younès avaient été démantelés et qu’une offensive à Rafah se profilait.

« Le Hamas ne fait pas confiance à ses commandants, c’est une chose très, très visible », a déclaré Gallant à l’issue d’un point de situation avec le chef du commandement sud de Tsahal, le major-général Yaron Finkelman.

« La branche Hamas-Gaza ne répond pas, il n’y a personne à qui parler si l’on parle de dirigeant sur le terrain », a-t-il dit, ajoutant que la direction du Hamas à l’étranger était à la recherche de nouveaux dirigeants pour Gaza. « Cela signifie qu’il y a appel d’offres pour la gestion de Gaza ».

Selon Gallant, à Khan Younès, près de 200 suspects de terrorisme se sont rendus aux soldats israéliens dans l’hôpital Nasser et des dizaines d’autres à l’hôpital Al-Amal, ce qui, selon lui, témoigne de la perte de « l’esprit combatif » du Hamas.

« Ceux qui avaient pourtant des lance-grenades, des armes et des fusils se sont rendus à l’évidence et ne se sont pas battus. Cela en dit long sur leur façon d’appréhender les relations de pouvoir : ils ont compris que leur destin était de se rendre ou de mourir – il n’y a pas de troisième option », a-t-il expliqué.

Gallant a précisé que la brigade Khan Younès du Hamas avait été « vaincue et ne fonctionnait aucunement à la manière d’une entité militaire ».

« Le Hamas se retrouve avec des [forces] marginales dans les camps centraux et avec la Brigade de Rafah. Tout ce qui les sépare aujourd’hui d’un effondrement total en tant que système paramilitaire est une décision de Tsahal. »

« Il n’y a personne pour leur venir en aide, ni Iraniens, ni aide internationale », a ajouté M. Gallant, assurant que Tsahal démantèlerait les six bataillons restants du Hamas – deux au centre de Gaza et quatre à Rafah.

« Nous ne pouvons pas nous arrêter, pas tant qu’il restera 134 otages » aux mains du Hamas, a-t-il conclu.

Un missile en provenance du Liban frappe la ville de Shtula

Une colonne de fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, dans le sud Liban, lors d'un bombardement israélien, le 7 février 2024. (Crédit : Rabie Daher / AFP)
Une colonne de fumée s'élève au-dessus du village d'El-Khiam, dans le sud Liban, lors d'un bombardement israélien, le 7 février 2024. (Crédit : Rabie Daher / AFP)

Un missile guidé antichar tiré depuis le Liban a frappé l’entrée de la communauté de Shtula, dans le nord du pays, a déclaré Tsahal.

Aucun blessé n’a été signalé, mais deux personnes en état de choc ont été prises en charge sur place.

Les forces israéliennes affirment qu’elles répondent par des tirs d’artillerie à la source des tirs.

Plus tôt, une roquette tirée depuis le Liban a touché une zone ouverte près de Yiftah, sans faire de dégâts ni de blessés.

Le Hezbollah a revendiqué l’attaque précédente, affirmant qu’elle visait une position de Tsahal.

Lula accuse Israël de « génocide » à Gaza

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, à Brasilia, le 10 novembre 2023. (Crédit : EVARISTO SA / AFP)
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, à Brasilia, le 10 novembre 2023. (Crédit : EVARISTO SA / AFP)

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a accusé dimanche Israël de commettre un « génocide » des Palestiniens dans la bande de Gaza, établissant le parallèle avec l’extermination des juifs mise en œuvre par le régime hitlérien.

« Ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas une guerre, c’est un génocide », a déclaré M. Lula depuis Addis-Abeba, en Éthiopie, où il assiste à un sommet de l’Union africaine. « Ce qui se passe dans la bande de Gaza avec le peuple palestinien (…) s’est déjà produit : lorsque Hitler a décidé de tuer les juifs », a-t-il ajouté.

Un officier de la police des frontières grièvement blessé lors d’affrontements à Tulkarem

Des agents infiltrés de la police des frontières sont entrés dans Tulkarem pour arrêter Ahmad Awfi, qui, selon l’armée, le Shin Bet et la police, était recherché pour son implication dans plusieurs attaques par balles contre des troupes et des implantations israéliennes, ainsi que pour l’exécution de deux Palestiniens accusés d’espionnage pour le compte d’Israël.

Une déclaration commune indique que les officiers et les troupes de Tsahal ont encerclé le bâtiment où Awfi était retranché et ont appliqué une tactique connue sous le nom de « cocotte-minute », qui consiste à augmenter le volume des tirs dirigés vers un bâtiment pour forcer les suspects à en sortir.

Un échange de coups de feu s’en est suivi, Awfi a été tué et son arme a été saisie, précise le communiqué.

Le ministère palestinien de la Santé confirme la mort d’Awfi ainsi que celle d’un second homme, âgé de 19 ans, apparemment impliqué dans des affrontements avec les troupes.

Tsahal indique que les troupes ont ouvert le feu sur d’autres tireurs palestiniens qui leur tiraient dessus et lançaient des engins explosifs.

Un agent de la police des frontières a été grièvement blessé lors des affrontements.

Lors d’un autre raid dans la banlieue de Ramallah, Tsahal a déclaré que ses troupes avaient arrêté un haut responsable du Hamas.

Depuis le 7 octobre, les troupes ont arrêté plus de 3 100 Palestiniens recherchés en Cisjordanie, dont plus de 1 350 affiliés au Hamas.

Le Hamas annonce un nouveau bilan de 28 985 morts

Le ministère de la Santé à Gaza, contrôlé par le Hamas, a annoncé dimanche un nouveau bilan de 28 985 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien.

Il a également fait état d’un total de 127 morts au cours des dernières 24 heures, et de 68 883 blessés depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Tsahal déclare avoir bombardé le Hezbollah au sud du Liban

L’armée israélienne déclare avoir mené des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah dans le village de Yaroun, au sud du Liban, ce matin.

L’armée diffuse des images montrant les frappes aériennes.

Ces frappes interviennent alors que le Hezbollah multiplie les attaques contre le nord d’Israël, bien qu’il n’y en ait pas eu aujourd’hui.

Les troupes ont également bombardé des zones à Alma ash-Shab et Dhayra avec de l’artillerie pour « éliminer les menaces », ajoute Tsahal.

Plus de 45 terroristes du Hamas tués au cours de la journée écoulée, selon Tsahal

Les troupes opèrent à Gaza, dans une image de distribution autorisée à la publication par Tsahal le 18 février 2024. (Crédit : Tsahal)
Les troupes opèrent à Gaza, dans une image de distribution autorisée à la publication par Tsahal le 18 février 2024. (Crédit : Tsahal)

L’armée israélienne affirment que les troupes ont tué des dizaines de terroristes du Hamas dans la bande de Gaza au cours de la journée écoulée, alors que les forces spéciales continuent de fouiller un grand hôpital.

Dans le sud de Gaza, à Khan Younès, Tsahal déclare que les troupes de la 98e division ont effectué des raids sur plusieurs positions du Hamas, tuant des hommes armés et localisant des armes dans le processus.

La 7e brigade blindée de la division a tué une vingtaine d’agents du Hamas par des tirs de chars et a dirigé des frappes aériennes sur d’autres tireurs dans l’ouest de Khan Younès, selon Tsahal.

Quinze autres membres du Hamas ont été tués et un dépôt d’armes a été détruit lors d’une série de frappes aériennes dans la ville, selon Tsahal.

Tsahal indique que la Brigade Commando et d’autres forces spéciales ont continué à fouiller l’hôpital Nasser à Khan Younis, localisant des armes supplémentaires.

Les forces israéliennes ont fouillé l’hôpital à la suite de renseignements indiquant que des otages y étaient précédemment détenus. Plus de 100 personnes soupçonnées de terrorisme ont été arrêtées au centre hospitalier jusqu’à présent, et des armes ont été trouvées, selon l’armée.

Dans un bâtiment voisin, les commandos ont tué plusieurs tireurs du Hamas et ont saisi plusieurs coffres-forts et des armes.

Dans le centre de Gaza, les forces israéliennes affirment que la brigade Nahal a tué au moins 10 agents du Hamas au cours de la journée écoulée, notamment en faisant appel à des frappes aériennes.

L’OMS déclare qu’il reste 200 patients à l’hôpital de Khan Younès, désormais désaffecté

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé déclare que l’hôpital Nasser de Khan Younès ne fonctionne plus en raison des opérations israéliennes menées à l’intérieur et autour du plus grand centre médical de la ville de Gaza, dans le sud de la bande de Gaza.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, il reste « environ 200 patients » dans l’hôpital, un chiffre plus élevé que celui cité par le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, qui a déclaré samedi que 120 patients et cinq équipes médicales étaient encore dans l’établissement.

L’origine du chiffre de l’OMS n’est pas claire, car les équipes de l’agence des Nations Unies n’ont pas pu entrer à Nasser, selon un tweet de Tedros, qui affirme que 20 patients ont besoin d’être transportés d’urgence vers d’autres centres médicaux.

« Les patients paieront de leur vie ces retards », prévient-il.

Les troupes israéliennes opèrent dans l’hôpital depuis jeudi, affirmant que des preuves montrent que des otages y ont été détenus et que des corps de captifs pourraient encore s’y trouver. Plus de 100 personnes soupçonnées de terrorisme ont été arrêtées au centre hospitalier jusqu’à présent, et des armes y ont été trouvées, selon l’armée israélienne.

Alors que les habitants de Gaza réfugiés dans le centre ont été invités à évacuer avant l’incursion terrestre, les forces israéliennes affirment qu’elles se sont efforcées de maintenir l’hôpital en état de fonctionnement pour les patients, notamment en y transférant du carburant et des fournitures médicales.

A Jérusalem, une fontaine colorée en rouge pour appeler à un accord sur les otages

L’eau d’une fontaine située sur une place centrale de Jérusalem, à l’extérieur de la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été teintée en rouge pour protester contre les combats en cours à Gaza et l’absence d’accord sur les otages.

Une pancarte placée devant la fontaine de la place de Paris indique « Assez de sang versé, un accord est sur la table ».

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