Gaza : Des mouvements anti-israéliens français dénoncent un « génocide »
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Gaza : Des mouvements anti-israéliens français dénoncent un « génocide »

Plus d’un millier de personnes ont manifesté mardi soir dans différentes villes françaises en soutien au peuple palestinien, au lendemain de heurts meurtriers dans la bande de Gaza, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Quelque 200 à 300 personnes se sont réunies en fin d’après-midi à Lyon. Au micro, Jérôme Faynel, président du Collectif 69 Palestine, a dénoncé « un massacre de plus dans une Palestine qui a l’habitude de ces massacres ».

A Marseille comme à Bordeaux 200 personnes environ ont pris part à des rassemblements où flottaient quelques drapeaux palestiniens.

Sur le Vieux-Port de la cité phocéenne, parmi les manifestants réunis à l’appel du Parti communiste et de la France insoumise, ainsi que de la CGT, Majid, qui portait une pancarte « Netanyahu assassin, justice pour le peuple palestinien », est venu « dénoncer un massacre et un génocide » : « on impose Jérusalem comme capitale par le sang ».

A Bordeaux, des banderoles de manifestants, essentiellement membres d’associations de soutien à la Palestine et militants du PCF, proclamaient leur « Soutien à la résistance du peuple palestinien ».

« La répression sanglante d’hier montre que quand le peuple palestinien se mobilise contre la répression coloniale, la seule réponse d’Israël c’est la violence ! », a dénoncé auprès de l’AFP le président de l’association Comité Action Palestine, Tayeb el Mestari.

A Rouen, entre 100 et 150 personnes ont silencieusement manifesté devant la cathédrale où avait été dressé « un camp de Gaza », espace engrillagé symbolisant la prison à ciel ouvert qu’est Gaza, a expliqué un activiste du groupe anti-israélien, Association France Palestine Solidarité (AFPS).

Caen et Morlaix ont été le siège de rassemblements d’une centaine et d’une cinquantaine de personnes respectivement. A Strasbourg une centaine de personnes se sont réunies à l’appel d’un collectif judéo-arabe rejoint par des manifestants prokurdes, des militants du NPA (extrême gauche) et des jeunes communistes.

Il étaient également une centaine à Montpellier, notamment des membres de l’AFPS, de la Ligue des Droits de l’Homme ou du parti France Insoumise (gauche radicale).

Le président de l’AFPS du département Robert Kissous a condamné la « passivité des pays européens qui n’exercent aucune pression sur Israël » et appelé à mettre en place « des sanctions contre Israël » et à « faire pression pour que la France reconnaisse l’État de Palestine ».

A Paris, à l’appel de la Coordination des appels pour une paix juste au Proche Orient (CAPJPO-EuroPalestine), plusieurs dizaines de personnes (entre 70 et 80 selon un membre des forces de l’ordre présent) se sont retrouvées près de l’ambassade d’Israël, exigeant également boycott d’Israël et sanctions contre le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

« Macron, des sanctions pas des discours ! », ont-ils crié tandis qu’une femme foulait aux pieds son portrait.

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